‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 7 sur 432 · ACTE I, SCÈNE V. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V. i

Tu me faîis en toi seul maître de mille rois.

Le comique où ton art également succède ,

Est contre la tristesse un si pressant remède,

Qa'un seul mot, quand tu veux, un pas, une action

l!(e laisse plus de prise à cette passion ,

£t, par une soudaine et sensible merveille.

Jette la joie au oœur par Tœil ou par l'oreille.

GENEST

Cette gloire, seigneur, me confond à tel point

DIOGLÉTIEN.

Crois qu'elle est légitime, et ne tVn défends point. Msds passons aux auteurs, et dis-nous quel ouvrage Aujourd'hui dans la scène a le plus haut suffrage, Quelle plume est ^n règne , et quel fameux esprit S'est acquis dans le cirque un plus juste crédit.

GENFST.

Les goûts son différens, et souvent le caprice Établit ce crédit bien plus que la justice.

DIOCLÉTIE]^.

Mais entre autres encor, qui l'emporte en ton sens?

OENEST.

Mon goût , à dire vrai , n'est point pour les récens :

De trois ou quatre au plus , peut-être la mémoire

Jusqu'aux siècles futurs conservera la gloire ;

liais de les égaler à ces fameux auteurs

Dont les derniers des temps seront adorateurs ,

Et de voir leurs travaux avec la révérence

Dont je vois les écrits d'un Plante et d'un Térence ,

Et de ces doctes Grecs , dont |f s rares brillans

Font qu'ils vivent encor si beaux après mille ans ,

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