‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 96 sur 432 · ACTE lY, SCÈNE I. ii4i · texte numérisé non relu

ACTE lY, SCÈNE I. ii4i

C'est ime peur aussi qui ne me peut finipper / Et je prends peu de peine à vous en détromper.

BOK PÈDRE.

Ce n'est pas d'à présent, insen^ble, inhumaine, Que pour mes mtéréts vous prenez peu de peine , Et que de yos rigueurs mon esprit combattu Est forcé d'exercer une austère vertu.

LÉoiifOR.

Qui peut impunément prendre,, toute licence, Doit d'autant moins vouloir qu'il a plus de puissance , Et n'acquiert tous les vœiix qu^en modérant les siens : Se posséder soi-même ebt le plus grand des bièiis. Aux rois non plus qu'à nous tout n'est pas légitime.

DOif pàDRB, a/ia/t.

0 raison incommode , importun ç; maxime , Qui, disposant de nous, &îtes d'un potentat. Moins un prince absolu qa'u|n serf, de son état; . Si vous ne permettez à des mains .souverfûnes Un libre attachement, et le choix de leurs chaînes , Quel est donc notre empire , et par quelles rigueurs Faut-il former des vœux où i^ugnei^t nos cœurs?

LÉONOR

Aussi-biCTt que l'état Thonneur a ses maximes, Qui font sans notre hymen nos vœux illégitimes; Et l'inégaUté de nos conditions N'admet ni notre hymen, ni nos affections.

DON PÈDRE

Ainsi donc que le mal donnez la médecine, Pour en couper le cours, coupez-en la racine; Et dans l'inquiétude où je languis pour vous.

i4a DON BERNARD DE CABRÊRE, Réprimez, mes souhaits par le chois d'uniépouK : . Pour m'ôter tout l'espoir pour qtpi mon çœkur aojupfrèj

Faites un possesseur des feveurs oîi j'aspire; Faites un homme heureux : si quelqu'u}^ daa^ ma çou^, A des conditions dignes de votre amour, ' ,...;. Quelque haute. splendeur dont l'éclat l'environne^ En quelque illustre emploi qu'il serve ma CQuroni)îe,| ,, Quoi qu'il possède enfin capable de charmer. Il ne vous coûtera qu'un souhait à former, ^ mon mal dé son btén tti^r^ son remède.

l|oi(Or.

Il n'est point de faveur que .cette offre n'excède; ., ,. Et,, puisqu'il m'est permis de choisir mon vainqueijir. J'ose me déclarer et vous ouvrir mon cœur : Le vol, quoiqu'élevé^^ que mon amour se donne N'a point pour bût hrï front chargé d'une couronne, Mais un bifâis qûî vous sert et qui s'en peut donner, ' Quand son ambition le Voudra couronner; ■ *

Un qui Veut bîetidépendrfe, et, vassal volontaire. Sous le jo\ïg de vos lois tient le sort tributaire : Lui seul , si quelque objet jpeut sur ma liberté Prétendre quelque atteinte oiu quelque autorité. De ce léger honneur peut flatter son attente.

noir PBDRE.

Nommez-le donc.

LiONOR.

Son nom est... Mais voici l'infante.

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