LXV, 679 — LXXIII
Mais qu'il fust ainsi manyé Comme moy, qui partout m'appelle L'amant remys et regnyé.
Je regnie Amours et despite
Et deffie a feu et a sang.
Mort par elles me precipite,
Et ne leur en chault pas d’ung blanc.
Ma vielle ay mys soubz le banc; Amans je ne suyvray jamais :
Se jadis je fus de leur ranc,
Je desclare que n’en suis mais.
Car jay mys le plumail au vent,
Or le suyve qui a attente.
De ce me tais doresnavant,
Car poursuivre vueil mon entente.
Et s’aucun m'interroge ou tente.
Comment d’Amours j'ose mesdire Ceste parolle le contente : |
« Qui meurt, a ses loix de tout dire. »
Je congnois approcher ma seuf; Je crache, blanc comme coton, Jacoppins gros comme ung esteuf.
Qu'est ce a dire? que Jehanneton Plus ne me tient pour valeton, Mais pour ung viel usé roquart :
De viel porte voix et le ton,
Et ne suys qu'ung jeune coquart.
. Dieu mercy et Tacque Thibault,
Qui tant d’eaue froide m'a fait boire, Mis en bas lieu, non pas en hault, Mengier d'angoisse mainte poire,
LE TESTAMENT
Enferré.… Quant j'en ay memoire, Je prie pour luy et reliqua,
Que Dieu luy doint, et voire, voire!
Ce que je pense. et cetera.
Toutesfois, je n’y pense mal Pour luy, ne pour son lieutenant, Aussi pour son official,
Qui est plaisant et advenant ; Que faire n’ay du remenant, Mais du petit maistre Robert.
Je les ayme, tout d’ung tenant, Ainsi que fait Dieu le Lombart.
Si me souvient bien, Dieu mercis, Que je feis a mon partement Certains laiz, l'an cinquante six, Qu'aucuns, sans mon consentement, Voulurent nommer Testament; Leur plaisir fut et non le mien.
Mais quoy? on dit communement
Qu'ung chascun n’est maistre du sien.
Pour les revoquer ne le dis,
Et y courust toute ma terre;
De pitié ne suis refroidis
Envers le Bastart de la Barre :
Parmi ses trois gluyons de fuerre, Je luy donne mes vieilles nates ;
Bonnes seront pour tenir serre,
Et soy soustenir sur les pates.
S’ainsi estoit qu'aucun n'eust pas Receu les laiz que je luy mande, J'ordonne qu'après mon trespas