‹ Œuvres FablesChapitre 113 sur 131 · LA SAUTERELLE · texte numérisé non relu

LA SAUTERELLE

C BH est ùàt t je quitte le inonde ; Je veux fuir jwur jamais le spectacle odieux Des crimes t des horreurs , dont sont blesses mes yeux.

Dans une retraite profonde ,

Loin des vices , loin des abus , Je passerai mes jours doucement à maudire

Les méchants de moi trop connus.

Seule ici bas j'ai des vertus :

Aussi pour ennemi j'ai tout ce qui respire , Tout l'univers m'en veut ; homme , enfants , animaux ,

Jusqu'au plus petit des oiseaux ,

Tous sont occupes de me nuire.

Eh ! qu'ai-je fait pourtant?.... Que du bien. Les ingrats ! Ils me regretteront, mais après mon trépas.

Ainsi se lamentoit certaine sauterelle ,

Hypocondre et n'estimant qu'elle.

Oti prenez- vous cela , ma sœur ?

Lui dit une de ses compagnes :

Quoi ! vous ne pouvez pas vivre dans ces campagDes En broutant de ces prés la douce et tendre fleur. Sans vous embamrésser des affaires du monde ?

Je sais qu'eu travers il abonde ; Il fut ainsi toujours, et toujours il sera; Ce que vous en 4irez grand'chose n'y fera.

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