LE VACHER ET LE GARDE-GHASSQ
C OLIH gardoit uii jour les vaches de son père ;
Colin n'avoit pas de bergère , Et s'ennuyoit tout seuL Le garde sort du bois : . Depuis l'aube , dit-il , je cours dans cette plaine , Après un vieux chevreuil que j'ai manqué deux fois ,
Et qui m'a mis tout hors d'haleine.
Il vient de passer par là-bas.
Loi répondit Colin : mais, si vous êtes las , Reposez-vous, gardez mes vaches à ma place,
Et j'irai ùân votre chasse ; le réponds du chevreuiL — Ma foi , je le veux bien : liens, voilà mon fusil, prends avec toi mon chien.
Va le tuer. Colin s'apprête.
S'arme, appelle Sultan. Sultan, quoiqa'à refpwty
5o FABLES.
Court avec \m -vers Ui Ibvêt ■Le chien bat les buissons : il Ta, vieat^ sent , «rr^ . Et voilà le chevreuil... Colin isopatieiit
Tire aussitôt, manque la béte,
Et blesse le pSHvre 6uhan<
A la suite du chien qui crie,
Colin revient à la prairie*
U trouve le garde ronflani ; De Taches , point ; elles ëtoient volées.
Le malheureux Colin, s'arrachant les cheveux, Parcourt en gémissant les monts et les vallées. U ne voit rien. Le soir, sabs vaches, tout honteux,
Colin retourne chez son père ,
Et lui cotite en tremblant Taffiiire.
Celui-ci , saisissant un bâton de ooimier , Corrige s<Ai cher fis de ses ibUes idëes ,
Puis lui dit : Chacun son métier,
Les'vachts:setoM
FABLE XIII