‹ Œuvres FablesChapitre 13 sur 131 · LA COQUETTE ET L'ABEILLE · texte numérisé non relu

LA COQUETTE ET L'ABEILLE

CiHLOi*, jeune et jolie, et surtout fort 'oocpiette,

Tous les matms, en se levant, Se mettait an tiavail , j'entends à sa toilette ;

Et là , souriant , lainaudapty EOedMtik^s^cfaBr confident

LITRE I. 5i

lés pemet, ks piaiiin, 1m pro)etâ dé 0OB Ame. Une abeOlt éumtSe «riye ai bonrdoonant.

Aa secours ! au seooim! erie aussitôt la dame : Vsnes , Lise, Martoo , accourez promptement Chassez ce moostre aile. Le monstre insolemment

Aux lèvres de Chloë se pose.

Chloé s'ëvanouit, et Marton en iîueur

Saisit Fabeilk et se dispose!

A l'écraser. Helas ! lui dit avec douceur L'insecte malheureux , pardonnez mon eneax :

La bouche de Ghleë me sembbit une rose , Et j'ai cru... Ce seul mot à CUoë rend ses sens. Faisons grâce,' dit-elle, à son aTeu sincère :

D'ailleurs sa piqûre est l^èfe^ Depuis ^'elle te parle à peine je la sens.

Que ne £iit-K>n passer avec un peu d'encens S

FABLE XIV

L'ËLÉPHANT BLANC

Uahs certains pays de l'Asie On révère les el^bants,

Surtout les blancs.

Un palais est leur écurie , On les sert dans des vases d'or , Tout homme à leur aspect s 'indine vers la terre , Et les peuples se font la guerre Pour s'enlever ce beau trésor.

VnàettêéUfkÊttUfgrmad ymûm Mrotr an jour d'm de

Ce qui Inî ràloit tant d'IioiiiMan Piuiqa'aa Ibod, comme on antre, il a'âoit ^*vQe Bâtt. jàb ! r^pondJe cornac, c'est tit^ dlwilîtf;

L'on connoit rotie di^nitë.

Et umte l'Inde tait qu'an sortir de la lie Lcf âme» des héros qu'a chéris la patrie

S'en Tont habiter quelque tenqw

Dans les corps des âéphants falancSb Fos talapoins l'ont dit, ainsi la chose est sAie;

— Quoi ! TOUS nous croyez des héros?

— ' Sans doute. — Et sans cela nous serions en r^os, looissant dans les bois des biens de la nature? '—•Oui, seigoeur. — Bfon ami, laisse-moi donc pulir y

Car on t'a trompé, je t'assure ;

Rt si tu veux j réfléchir,

Tu verras bient^ l'imposture :

If eus sommes fiers et caressants ;

Modérés , quoique tout-puissants ;

Oo ne nous voit point £iire injure A plus (bible que nous ; l'amour dans notre oœur

Reçoit des lois de la pudeur ;

Malgré la faveur où nous sommes , Lts honneurs n'ont japiais altéré nos vertus :

Quelles preuves (aut-il de (dus ?

Comment nous croyez- vous des hommes ?

LIYRE I. 53

FABLE XV

LE LIERRE ET LE THYiBL

^UE je te plains , petite plante 1 Disoit un jour le lierre au thym :

Toa)oiin rampek', c'est ton destin ; Ta }3fg6 chétiTe et tremblante

Sort à peine de terre , et la mienne dans Tair ,.

Unie au chêne altier que chérit Jupiter ^ S'ëlance arec lui dans la nue.

n est vrai , dit le thym, ta hauteur m'est connue ;

Je ne puis sur ce point disputer a^ec toi:

Mais je me soutiens par moi-même ;

Et sans cet arbre, appui de ta foiblesse extrême. Tu ramperois plus bas que moL

IVadncteurs^ éditeurs, faiseurs de commentaires ^ Qui nous parlez toujours de grec ou de latin

Dans Tos discouis prâinnnaires ,

Rctenei ce que dit le thym.

FABLE XVI

LE €HAT ET LÀ LUlfETTE.

Un chat sauvage fet grand cbasatur

6'ëtablit, pour £iîre bombance,

Dans le parc d'un jeune seifooir Où lapins et perdrix étoient en i^ndance.

Là ce nouveau lïembrod, la nuit comme le jour, A la course, à l'afTàt également Habile , Poursuivoit, attendoit, imjsoloH tour à tour

Et quadrupède et volatile.

Les gardes épioient l'insolent braconnier :

Mais , dans le fort du bois caché près d*un terrier.

Le drôle trompoit leur adresse.

Cependant il craignoit d*étre pris à la fin ,

Et se plaignoit que la vieillesse

Lui rendît l'oeil moins s Ar, moins fin.

Ce penser lui causoit souvent de la tristesse ; Lorsqu'un jour il rencontre un petit tuyau noir Garni par ses deux bouts de deux glaces Inen nettes :

C'étoit une de ces lunettes Faites pour l'Opëra , que , par hasard , un soir , Le maître avoit perdue en ce lieu solitaire.

Le chat d'abord la considère, La touche de sa grifiè , et de l'extrémité La fidt à petits ooups rouler trur le côté*

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