‹ Œuvres FablesChapitre 130 sur 131 · TOBIE, POÈME · texte numérisé non relu

TOBIE, POÈME

A travers les dangers , pur dès roates secrètes , De ses frères capti6 parooorant les retraites , Il consolait la veuve, adoptait Torphelin ; Le cri d'un opprimé reliât seul son dieinin ; Et lorsque ses anis , eflbiyës de son sèle , Lui présageaient du roi la vengeance cruelle (i) , Je crains Dieu, disait-îl, enoor j^us que le roi, Et les infortunés me sont plus ehers que moi.

Un jour (a), après avoir, pendant lé nuit obscnra, A des morts délaisses donné la sépulture , De travail épuisé, de fatigue abattu, Sa forcç ne pouvant suffire à sa vertu , Le vieillard lentement au pied d'un mur se irainie. Il dormait, quand l'oiseau que le printemps ralmteej Du nid qu'il a construit au-dessus de ce mur, Fait tomber sur ses yeux un excrément impur : A Tobie aussitôt la Imoièré est ravie.

Sans se plaindre, adorant la main qxii le cbfttie, O Dieu, s'écria-t-il, tu daignes m'ëprouver!

Je n'en murmure point , tu frappes pour sauver : Mes yeux, mes tristes yeux, privés' de la lumière,

prout poterat, de facultatibu» suis, esurientes alebat, iiudbque vestîmenta praebebat , etc.

(i) Aijg;udiant autem eum omnes pioxinn ejus, di~

centes : Jam bujus rei causa interfici jussus es Sed

iTobias, plus timens Detun qnàm regem, etc.

(2) Contigit anteni ut, quâdam die, fatigatu»à sepul» tnrft, jactasset se jnxta parietem, et obdonnisset, ex ■ida binmdinum doimienti illi callid» stereora incide^ rent super oculos ejus, âemqueicœcns.

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