‹ Œuvres FablesChapitre 21 sur 131 · L'ENFANT ET LE DATTIER · texte numérisé non relu

L'ENFANT ET LE DATTIER

Noir loin des rodien de l'Atlai , Aa mfliea des déserts où cent tribus errantes Ph>mènent au hasard leurs chameaux et leon tentes » Un joor , certain en£int prëcipitoit ses pas. C'étoit le jeune fils de quelque musulmane

Qui s'en alloit en caraTane.

Quand sa mkê doimoit , il oooroit le pays.

. Dans un nvia pro£>ndy loin de l'alidb plaine,

Notre enfiudt trouve une fentûne.

Auprès , un beau dattier tout oouTert de ses fruits; O quel bonheur! dit-tlf ces dattes, cette eau daixe, M'apptctieniient ; sans moi , dans ce lieu solitaire »

Ces trésors cachés, inconnus,

Demeuroient à )amais perdus. f

Je les ai découyeris, i)s sopt ma récompense, Parlant ainsi , l'enfant vers le dattier s'élance , Et jusqu'à son sommet tâche de se hisser.

L'entreprise, étoit périlleuse ; L'écoroe tantôt nue, et tantôt raboteuse.

Lui déchiroit les mains ou les Êdsoit glisser. Deux ibis il retomba ; mais , d'une ardeur nouYelIe ,

Il recommence de plus belle ,

Et parvient , enfin , haletant ,

A ces fruits qu'il désiroit tant.

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n se jette alors sur les dattes, 9e tenant d'une main, de l'antre fourrageant, Et mangeant

Sans choisir les plus délicates.

Tout à coup Toilà notre enfant

Qui réfléchit et qui descend.

Il court chercher sa bonne mère ,

Prend avec lui son jeune frère , Les conduit au dattier. Le cadet incliné,

S'appuyant au tronc qu'O embrasse.

Présente son dos 2i l'aîné ;

L'autre y monte, et de cette place, Libre de ses deux bras, sans dfibrts, sans danger, Cueille et jette les froitt ; la mère les ramasse , Puis sur un linge Uane prçnd soin do le» ranger. La récolte achevée , et la nappe étant mise ,

Les deux frères tranquillement, Souriant à leur mère au milieu d'eux assise.

Viennent au bard de l'eau faire un repas charmant.

De la société ceci nous peim l'image :

le ne connois de biens que ceux que l'on partage.

Coeurs digneé de sentir le prix de l'amitié,

Retenez cet ancien adage :

Le tout ne vaut pas la moitié»

rm nu liyae (akmisb.

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