A MADAME SE LA BBICBB
Vous de qui les attraits, la modeste douoelu», Savent tout obtenir et n*oeent rien prétendre , Vous que Ton ne peut Toir «ans dqyenir plus tendre^ Et qu'on ne peut aimer sans devenir meilleur , Je TOUS respecte trop pour parler de vos charmes ,
De vos talenu, de votre esprit...
Vous aviez d^a peur : bannisses vos alarmes ,
C'est de vos vertus quil s'a^L le veux peindre en mes vers des mères le modèle, Le sarigue, animal peu connu JMami nous.
Mais dont les soins touchants et doux ,
Dont la tendresse maternelle ,
Seront de qnéh{ue prix pour vous
Le fond du conte est véritable :
Bnffon m'en est ^rant ; qui pourroit en douter ?
{*) Espèce de renard du Pérou. (Bvffov, Hist nat tom. IT.)
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D'aiileiirs tout dans ce genre a droit d'être croyable, Lorsqof c'est deraiit toim qu'on pepit le raconter.
Maman , disoit un jour à la plus tendre mère Un enûnt péruvien sur ses genoux assis , Quel est cet animal qui, dans cette bruyère ,
Se ^ramèn* arec set petits ?
11 ressemble au renard. Mon fils , répondit-elle ,
Ptt sarigue c'est la teieBe ; ^
H uUe mère pour ses en&nts fï'eut jamais plus d'amour, plus de soins vigilants. La nature a touIu seconder sa tendresse ,
Et lui ik près de rasttxmac Une poche profonde, une espèce jde sac, Où S0S petits , ifiand UP daqger les presse ,
Vont Mettre k eou^vcrt leur loibl^sse.
Fais du brait , tu Tems ce ifH'ils ^ont dovenk. L'enfant firappe des mains : 1« saiigne attentive
Se dresse, et d'aae yoix f^^^tive Jette un cri; les petits ftmfi^i d'MWHvir,
Et de s'âanœr vers I» njhw, En cherchant dans son sein ^Hfgjfmùffi 4NPC^I^MH-
La poche s'ouvre , les petits
En un moment y SAnt blottis , lis disparoissent tous ; la mèie avec vitiesse
S'enfuit emportas! sa fidiesse.- La PéruvieiBBC alo» dit k Vma&fit surpris :
Si Jamais le sort t'est contraire , Souviens-toi du sarigue , imite-le , mon fils :
'. le pins s^«6t le sein di'une mère