‹ Œuvres FablesChapitre 53 sur 131 · LE LIÈVRE, SES AMIS ET LES DEUX CHEVREUILS · texte numérisé non relu

LE LIÈVRE, SES AMIS ET LES DEUX CHEVREUILS

U ir lièvre de bon caractënf

Vouloit avoir beaucoup d'axnîs.

Beaucoup ! me dires-vjous , c'est une grande afiaire i

Un seul est rare en ce pays.^ J'en conviens ; mais mon lièvre avqît cette marotte,

• Et ne savoit pas qu'Aristote ^

Disoit aux jeunes Grecs à son école admis :

Mes amis , il n'est point d'aslis.

^ns cesse il s'occupoit d'obliger et de plaire ; S'U passoit un lapin , d'un air doux et civil, ^ . .

Vite il couroit h lui : Mon cousin , disoit-il , .' - J'ai du beau sei-polet tout près de ma tanièr^ De déjeuner chez moi faites-moi la i&veur. S'il voyoit un cheval paître dans la campagne , H alloit l'aborder : Peut-être monseigneur A-t-il besoin de boire ; au pied de la montagne

Je connois un lac transparent Qui n*est jamais ridé par le moindre zéphyre :

Si monseigneur veut, dans l'instant

J'aurai l'honneur de l'y conduire.

Ainsi , pour tous les animaux ,

Gerd, moutons, coursiers, daims, taureaux.

Complaisant, empressé, toujours rempli de zèle^ Il Tooloit de chacun faire un ami fidèle y

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