‹ Œuvres FablesChapitre 57 sur 131 · LE RENARD DË<3UIS · texte numérisé non relu

LE RENARD DË<3UIS

L) V renard plein d'esprit, d'-adresse , de prudence, A la cour d'un lion serroit depuis lonjg-tein{» ;

Les succès les plus éclatants Avoient prouve son zèle et son inteUigenoe.

Pour peu qu'on l'employât, toute affidre alloit bien. On le louoit beaucoup, mais sans lui donner rien ; Et l'babile renard ëtoit dans l'indigence.

Lassé de servir des iiigrats, De réussir toujours sans en être plus gras.

Il s'enfuit de la cour ; dans un bols solitaire.

H s'en va trouver son grand-père , Vieux renaid retiré, qui jadis fut visir.

Là , contant ses exploits , et puis les injustices ,

Les dégoûts qu'il eut à soufirir, il demiaude pourquoi de si nombreux services

N'ont jamais pu- rien obtenir.

Le bon-bonune renard, avec sa voix cassée, Lui dit : Mon cher enfant, la semaine passée. Un blaireau, mon cousin, est mort dans ce terrier:

C'est moi qui suis soii héritier , J'ai conservé sa peau; mets-la dessus la tienne, Et retourne à la cour. Le renard avec peine Se soumit au conseil : afiublc de la peau

De feu son cousiti le blaireau,

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