LE CALIFE
Autrefois dans Bagdad le caliib Almamon Fit bâtir un palais plus beaa, pins mayiificpig, Que ne le ftit jamais celui de Salomon.
Cent colonnes d'albâtre en formoitnt le portique ; L'or , le jaq>e , l'azur, décoroient le parvis ; Dans les appartements embellis de scnlptiyre , Sous des lambris de cèdre , on voyoit réunis Et les trésors du luxe et ceux de la nature , Les fleurs, tes diamants, les parfums, la verdurtf, lies myrtes odorants , les cbefr-d'oeuvre de l'art ,
Et les fontaines jaillissantes
Roulant leurs ondes bondissantes
A c6té des lits de brocard.
Près de ce beau palais , juste devant l'entrée. Une étroite chaumière , antique et délabrée , D'un pauvre tisserand étoit l'humble réduit.
Là, content du petit produit D'un grand travail, sans dette et sans soucis pénibles,
Le bon vieillard , libre , oublié ,
Couloit des jours doux et paisibles ,
Point envieux , point envié.
J'ai déjà dit que sa retraita
Masquoit le devant du palais.
Le visir vent d'aboid, saas forme de procès,