‹ Œuvres FablesChapitre 8 sur 131 · LE CALIFE · texte numérisé non relu

LE CALIFE

Autrefois dans Bagdad le caliib Almamon Fit bâtir un palais plus beaa, pins mayiificpig, Que ne le ftit jamais celui de Salomon.

Cent colonnes d'albâtre en formoitnt le portique ; L'or , le jaq>e , l'azur, décoroient le parvis ; Dans les appartements embellis de scnlptiyre , Sous des lambris de cèdre , on voyoit réunis Et les trésors du luxe et ceux de la nature , Les fleurs, tes diamants, les parfums, la verdurtf, lies myrtes odorants , les cbefr-d'oeuvre de l'art ,

Et les fontaines jaillissantes

Roulant leurs ondes bondissantes

A c6té des lits de brocard.

Près de ce beau palais , juste devant l'entrée. Une étroite chaumière , antique et délabrée , D'un pauvre tisserand étoit l'humble réduit.

Là, content du petit produit D'un grand travail, sans dette et sans soucis pénibles,

Le bon vieillard , libre , oublié ,

Couloit des jours doux et paisibles ,

Point envieux , point envié.

J'ai déjà dit que sa retraita

Masquoit le devant du palais.

Le visir vent d'aboid, saas forme de procès,

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