PREFACE
t n existait à Genève, il y a un siècle, un homme de lettres qui» « à lui seul, représentait assez bien l'état de l'érudition, de la théo- < togie» des sciences historiques, et surtout de la critique litté* ( raire, du mouvement intellectuel de notre pays à la fin du dixt septième siècle et dans la première moitié du dix-huitième, f Cet homme, c'était Léonard Baulacre.
« Écrivain fécond et varié, hautement apprécié par ses con- 4c temporains, il est cependant peu connu de nos jours. C'est qu'il n'a pas composé d'oeuvres de longue haleine ; c'est que ses dissertations, nombreuses mais courtes, sont toutes exclusivement restées à l'état de simples articles insérés dans les recueils pé^ riodiques du temps, et que rien ne se conserve et ne se ccmsulte moins que de vieux journaux.
i Et cependant, c'est à lui qu'il faut remonter quand on veut retrouver la source d'une foule de notions exactes et précieuses sur notre littérature, notre histoire, nos antiquités, et cependant bien des renseignements utiles demeurent cachés dans ces pages aujourd'hui presque oubliées.
c Mettre à la portée de la génération contemporaine ces travaux intéressants, ensevelis jusqu'à ce jour dans les catacombes du Journal helvétique^ des Bibliothèqms Germanique (ancienne et nouvelle), Françaisey Britanniquey raisonnée, impartiale, des JIfémoires de Trévoux^ du Nouveau journal littéraire; donner une nouvelle vie à des dissertations qui peuvent se reproduire sans désa-