‹ Œuvres historiques et littéraires de Léonard Baulacre (volume 2)Chapitre 32 sur 55 · DE L'EMPIRE · texte numérisé non relu

DE L'EMPIRE

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MinsE PARLTI GENERALIS CONSTIT; c'esl-à-dire , Sigillum magnum commune Parlamenti generalis constitutû

Le second cercle est renfenné dans un troisième plas large, dans lequel sont rangés dix écussons chargés d'armoiries, et audessus de chaque écusson est un nom. Enfin tous ces écussons sont renfermés dans un quatrième et dernier cercle, qui règne le long des bords du sceau.

Le premier écusson a deux clefs passées en sautoir. On lit au-dessus PAPA.

Le deuxième a les armes de la maison d'Anjou, et au-dessus REX,

. Le troisième a la croix blanche de Savoie, et au-dessus SAB. e'est-à-dire Sabaudia.

Le quatrième a une croix de saint Maurice, et au-dessus le nom de la ville de Lyon, LUGD. c'est-à-dire Lugdunum.

Le cinquième a les armes de la ville de Valence en Dauphiné, avec ces trois lettres, VAL. c'est-à-dire Valetitia.

Le sixième les armes de Poitiers, au-dessus PIC. Pictavia.

Le septième les armes de la ville d'Arles, AREL. Arelatum.

Le huitième les armes de la principauté d'Orange, au-dessus AUR. pour Aurosio^ qui est le nom latin d'Orange.

Le neuvième celles du Dauphin, avec ce mot abrégé DELFIS pour Delphinus,

Le dixième a la tête de saint Maurice, qui doit être le patron de Vienne, et au-dessus VIEN. Vimna,

Le onzième écusson se voit au pied de la figure principale, n n'est point rangé avec les autres : il est placé d'une manière qui coupe le cercle où est l'inscription, et porte les armes de k maison de Montfalcon, établie depuis longtemps dans la Bresse. Cet écusson est surmonté d'une crosse ; il n'y a point de lettres au-dessus, mais à l'un des côtés de la partie supérieure, on lit LOS, et à l'autre côté ANA. Losana.

Le Père Menestrier a eu une empreinte en plomb de ce sceau.

Elle lai était venue des débris du cabinet du célèbre Peyresc, qui avait une si riche collection d'anciens monuments.

Ce Père essaya de donner Fexplication de ce sceau, il y a environ cinquante ans. Sa pensée était qu'il avait été fait par une assemblée de prélats, qui devait se tenir à Lyon, pour Vex^ tinction du schisme que causait l'élection d'Amédée duc de Sa* voie, que le concile de Bâle avait hiX pape sous le nom de Félix V, et opposé à Eugène lY.

Le pape Eugène étant mort avant l'accommodement, le roi de Sicile, et le duc de Savoie successeur d'Amédée, pressèrent fortement Charles VII , roi de France, de concourir avec eux à faire cesser le schisme. On proposa plusieurs articles au pape Nicolas y pour consentir à un accommodement, auquel on avait disposé Félix par plusieurs députations faites k Genève et à Lausanne, où il se tenait.

<c Le roi de Sicile, comte de Provence, dit le père Menestrier, la Savoie, le Dauphiné, les archevêques de Lyon, de Vienne et d'Arles , l'évéque de Valence , le comte de Valentinois et le prince d'Orange, étaient dans les intérêts de Félix. Voilà pourquoi leurs armoiries paraissent dans ce sceau. »

Le pape Nicolas accepta les conditions sous lesquelles son concurrent promettait de lui céder le pontificat. En conséquence de cette cession volontaire, le concile de B&le donna une bulle à Lausanne, pour confirmer à Félix la dignité de cardinal de Sabine, de légat et vicaire apostolique deçà les monts, avec les marques pontificales, à la réserve de l'Anneau du pêcheur, du droit d'avoir la croix sur ses pantoufles, et de faire porter de* vaut lui le saint sacrement.

Cet antiquaire présume que ce sceau a pu être employé pour cet acte dressé à Lausanne, par une espèce de synode, composé de quelques-uns des Pères du concile de B&le. Sa pensée n'est pas cependant que ce sceau eût été fait pour cet acte ; mais si jamais on en a fait usage, il a cru que ce devait être dans cette

occasion, où il s'agissait de donner a Félix une honnête démission du pontificat. Cet acte est de 1449 \

Il y a environ dix ans que ce sceau fut présenté à l'Académie des Inscriptions, pour l'examiner de nouveau. M. de Boze en avait reçu l'empreinte de M. de Mazaugues, président aux enquêtes du parlement d'Âix : il y a beaucoup d'apparence que c'est la même que le Père Menestrier avait eue entre les mains^. L'Académie n'a pas trouvé que son explication satisfît à tout. M. Secousse, l'un de ses membres, composa alors un mémoire sur ce sujet, mais qui n'a été publié qu'en 1753 dans le tome XVin de X Histoire de V Académie, On en voit l'extrait sous le titre de Conjectures sur im sceau du moyen âge.

M. Secousse croit ce sceau plus ancien d'un siècle entier que ne l'avait jugé le Père Menestrier. Son sentiment est qu'il fut fait pour une assemblée qui devait se tenir en 1 348, et dont le but était de terminer de violents démêlés qu'il y avait alors entre l'évêque de Valence et le comte de Valeniinois. Ils se faisaient la guerre avec un acharnement des plus scandaleux, et le plus obstiné des deux était l'évêque.

Il convenait, par des raisons qu'allègue l'académicien, que le congrès, pour faire cesser ces hostilités, se tint dans une ville neutre plutôt que dans le Daupbiné, et voilà pourquoi il fut assigné à Lausanne. On voit dans le sceau une crosse audessus des armes de Montfalcon, et il n'y en a point sur les écussons des archevêques de Vienne, d'Arles et de Lyon, ni sur celui de l'évêque de Valence. Pourquoi cette distinction? C'est, dit M. Secousse, parce que l'Assemblée se tenait dans un lieu soumis à la juridiction de l'évêque de Lausanne.

M. Secousse se donne bien de la peine pour trouver dans l'histoire une année où tous les princes et les prélats dont les écussons paraissent dans ce sceau aient pu se trouver ensem-

« Mém. deTrévûux. Décembre 1703.

* L'aïeul de M. de Mazaugues avait hérité du fameux cabinet dePeyresc.

T. I, lA

ble, dans une assemblée destinée k terminer la querelle de Tévéque de Valence et du comte de Valentinois. Il avoue ingénument qu'il n'a pas pu y réussir. Mais il se tire d'affaire par une supposition. Il y a apparence, ditril, que le congrès dura plus longtemps qu'on n'avait espéré. Des difficultés imprévues retardèrent l'arrangement ; mais le sceau a pu être gravé dès le commencement du congrès. La lenteur de cet accommodement le rendit inutile dans la suite. Il ne put point servir à sceller l'accord, parce que quelques-uns des personnages dont il porte les écussons, ou étaient morts durant cet intervalle, ou n'étaient plus en France. Louis d'Anjou , roi de Naples , se trouvait dans ce second cas.

Remarquez, s'il vous plaît, Monsieur, que le père Menestrier avail employé la même défaite. Il dit qu'on avait gravé d'avance ce sceau pour l'assemblée de Lyon, et que les deux papes s'étant accommodés, le sceau qu'on avait préparé pour servir aux actes de l'assemblée de Lyon, ne devint plus qu'une pièce de curiosité.

Le secrétaire de l'Académie des Inscriptions remarque Judicieusement, que celle dernière réflexion de M. Secousse rend presque son travail inutile. « Il le sentait si bien, ajoute-t-il, qu'il paraissait souhaiter que l'Académie ne fît aucun usage de son mémoire. Cepend:int on peut le regarder comme un modèle de la manière de procéder dans de semblables discussions, et un exemple de ce qu'éprouvent assez souvent ceux qui entreprennent d'éclaircir les poinls obscurs de la critique et de l'histoire. Ils n'atteignent pas toujours le but qu'ils s'étaient proposé; lobjel qu'ils cherchaient leur échappe; mais en le cherchant, ils ramassent des faits détournés, et des circonstances singulières que sans cela peut-être on n'eiit point sues. »

Après Taveu modeste de M. Secous e, il doit bien être |>ermis do chercher encore si ce sceau n'a point eu quelque autre destination. C'est ce que vient de faire un des bibliothécaires de Genève, qui s'est trouvé dans des circonstances assez favorables

pour cela. On avait tiré des archives publiques un vieux manuscrit qu'on lui avait donné ^ examiner. Â poine en eut-il lu les quatre ou cinq premières lignes, qu'il jugea que cette trouvaille allait le mettre sur la voie.

Ce manuscrit, qui est sur vélin, est un petit in-folio d'environ cent pages. C'est le registre original des assemblées que faisaient les monnayeurs d'un grand nombre de villes différentes. Us s'étaient associés, avec la permission des souverains, pour avoir l'œil sur tout ce qui avait rapport aux monnaies. Ds devaient en prévenir les altérations ou y chercher le remède, empêcher la falsification des espèces ou en arrêter le cours, etc.

Ce registre commence k l'an 1 390, mais il parait qu'il y en avait un plus ancien, qui, étant rempli, avait été mis en dépôt dans la ville de Romans. Si nous avions cette première partie du registre, nous y verrions beaucoup mieux quelles devaient être les fonctions de ces monnayeurs.

Vous voyez par là. Monsieur, que cette association était fort ancienne. Elle pouvait avoir commencé peu de temps après le règne de Philippe le Bel, époque on les monnaies se trouvaient dans un grand désordre, et où on devait y chercher un remède, n me semble d'avoir vu, dans la dernière édition du Gallia Christiana^ une association semblable de plusieurs villes du Languedoc, pour le même but. Il est surprenant que Le Blanc, dans son Traité historique des monnaies de France^ n'ait fait aucune mention de ces assemblées de monnayeurs. Je n'ai pas assez examiné ce second registre, pour vous en donner une nolice exacte. Vous vous contenterez de quelques remarques détadiées, qui pourront aider*à expliquer le sceau.

On voit, dans ce sceau, la figure d'un Christ, et au-dessous les armes de la maison de Montfalcon. Il y a aussi dans les premiers feuillets du registre une miniature représentant le Sauveur, tel qu'il parut après sa résurrection. Aux quatre angles, le peintre a jugé ii propos d'y placer les différents symboles des évangélistes. Ces symboles sont pour la plupart des animaux,

comme vous savez. On y a copié plusieurs passages latins de rÊvaogile relatifs à la Rédemption. On voit ensuite la formule du serment que devaient prêter les monuayeurs. Il y a apparence que, quand on n'avait pas les Évangiles sous sa main, cette figure du Sauveur et les passages qui raccompagnent en tenaient lieu, et que le monnayeur, en mettant la main dessus, était censé avoir juré sur l'Évangile.

Cette association des monnayeurs embrassait un grand nombre de villes. Elle commençait dans le comtat d'Avignon et à Orange, passait en Provence, prenait la plupart des villes marchandes du Languedoc et du Dauphiné, et venait finir par Lyon, Chambéry, Genève et Lausanne. Il parait que Turin même y envoyait quelquefois ses ouvriers dans cet art.

Ces monnayeurs s'assemblaient régulièrement tous les qua» tre ans, tantôt dans une ville, tantôt dans une autre. On marquait toujours â l'avance le lieu et le temps de l'assemblée suivante. Avec ces lumières, nous pouvons essayer d'expliquer le sceau.

On y voit d'abord, dans la place la plus éminente, les armes du pape, deux clefs en sautoir, c'est à cause d'Avignon et de Montdragon, deux villes qui lui appartiennent, et qui étaient dans l'association.

L'écusson du roi de Naples ou de Sicile parait ensuite ; c'est que ce prince était, en même temps, comte de Provence, et qu'Aix, Arles et Marseille envoyaient leurs monnayeurs à l'assemblée.

On y a aussi arboré la croix blanche des ducs de Savoie, parce que Chambéry et Bourg en Bresse étaient de l'association.

Les autres écussons doivent être regardés comme les armes de quelques-unes des villes associées pour prendre garde aux monnaies. Vienne, Valence, Lyon, etc.

Une remarque essentielle, c'esl que cette assemblée s'était donné le nom de Parlement général^ qui sont les termes mêmes du sceau. Voici comment débute le manuscrit,

« C'est la forme et manière comment on doit procéder et

commencer à faire tenir le Parlement général, le lieu et les officiers, avec son prévôt k la teste. Donné en notre Parlement général, tenu à Valence le 10 Mai 1390.»

Ce prévôt, à qui ils donnaient le titre de Prévôt Général, était élu par l'assemblée, et il en était le chef. On lui donnait beaucoup d'autorité.

Rappelez-vous, s'il vous plait, le titre du sceau. SIGILLUM MAGNUM COMMUNE PARLAMENTI GENERALIS CON- STITUTI, c'est-à-dire : Le grand sceau commun du Parlement général^ qui a été convoqué. C'est le grand sceau ; il parait, par le registre, qu'il y en avait un grand et un petit. On lui donne encore le titre de commun ; c'est que toutes ces villes associées s'en servaient alternativement, et qu'on avait soin de le porter dans celle où devait se tenir l'assemblée. Enfin il est dit de ce parlement, qu'il a été convoqué. J'ai déjà remarqué, d'après le registre, que quatre années «d'avance on marquait toujours le temps et le lieu de l'assemblée suivante.

Pour confirmer encore davantage cette nouvelle explication du sceau, je vais vous transcrire ce que je trouve dans une assemblée tenue à Bourg en Bresse, en mai 1469. Voici le début.

c< De l'autorité et puissance de notre Saint-Père le Pape de Rome, et de très-hauts souverains, l'Empereur, le Roi Dauphin

de France, du Roi de Sicile, du Duc de Savoie lesquels

nous ont donné la liberté, privilège, franchise de ces assemblées, pour condamner et absoudre les monnayeurs du saint sacrement de l'empire »

Vous voyez. Monsieur, que les princes qui sont nommés dans ce préambule sont ceux dont les écussons paraissent dans le sceau, excepté l'empereur, qui vous paraîtra ici de trop. Pourquoi, direz-vous, le mettre à la tète de tous ces princes, puisqu'il ne parait pas qu'il eût alors la souveraineté d aucune de ces villes où s'assemblaient les monnayeurs ?

La réponse est, qu'elles lui avaient toutes appartenu autrefois, et qu'il était encore regardé comme le seigneur suzerain.

Ceux qui travaillaient à la monnaie étaient même censés appartenir à l'empereur, et être sous les ordres de la sacrée Majesté Impériale. C'est ce que signifient ces termes du registre, ks monnayeurs du saint sacrement de Cempire.

Il est vrai que les armes de l'empereur ne paraissent pas dans ce sceau, comme celles des souverains directs et immédiats de ces villes: mais le graveur y a suppléé d'une autre manière. On voit dans l'intervalle qui sépare les dix ou douze écussons, alternativement la figure d'une aigle et d'un lion, répétées chacune cinq ou six fois. Ces animaux ne doivent point être regardés comme un simple ornement, comme une fantaisie du graveur. L'aigle est visiblement l'aigle impériale ; pour le lion, on ne voit pas d'abord ce qu'il fait là ; mais avec un peu de réflexion, on aperçoit bientôt qu'il doit aussi être relatif à l'empereur. C'est assez visiblement le lion de Flandre, ou le lion de Belgique. Pour peu que l'on soit au fait de l'histoire, on n'ignore pas que Maximilien P** possédait les XVII provinces des Pays- Bas. Vous voyez donc que si l'empereur n'a pas, dans ce sceau, un écussott particulier rangé avec les autres, ses armes nont pas été oubliées: on les y voit revenir plus d'une fois.

Dans le parlement teim k Bourg en Bresse, dont je viens de rapporter le préambule, fut créé prévôt général Jean Chaboud de Lyon. On y fit plusieurs ordonnances. Le registre nous apprend qu'il s'y trouva des monnayeurs de Lausanne et de Genève. Il y en eut vingt-neuf de cette dernière ville, et l'on ne peut qu'être surpris d'en voir un si grand nombre. Celui qui était à leur tête est nommé Aimard Favre, et est qualifié de noble, ce qui marque que ces monnayeurs n'étaient pas toujours des gens obscurs. Spon a fait mention de cette assemblée, dans son //ûtoire de Genève^ mais il s'est trompé à la date. Il Ka mise deux années trop tôt\

On voit, dans le registre de ces assemblées, qu'il s'en est tenu

* Histoire de Genève, tome î, page 91 . Edit. in-A®.

quelques-unes à Genève. Il y en eut une environ Tan 1509. La date est à demi effacée, et Ton ne peut pas la marquer bien précisément. Le prévôt général, élu dans le parlement précédent, était Genevois, et cet officier était le maître d'indiquer la ville où se tiendrait l'assemblée suivante. Il ne manquait pas de choisir le lieu de sa résidence.

Mais l'assemblée la plus intéressante pour vous, Monsieur, c'est celle qui se tint a Lausanne en 1 51 8 ou 1 5 1 9. Il s'y trouva des monnayeurs d'Avignon, de Chambéry, de Genève, de Bourg en Bresse, etc. On y fit divers règlements importants.

Votre évéque était alors Sébastien de Montfalcon, qui avait succédé a son oncle Âimon de Montfalcon. Le neveu fut élu en août 1517. Il y a beaucoup d'apparence qu'ayant appris que le parlement général des monnayeurs devait être a Lausanne l'année suivante, il souhaita que sa nouvelle dignité parut dans le sceau des monnayeurs. Il fit faire un sceau exprès, où ses armes furent placées au pied de la figure (!e Christ, avec la crosse épiscopale au-dessus de l'écusson. Il fit substituer ce nouveau sceau à l'ancien. Vous jugez bien. Monsieur, que le poste qu*il occupait lui donnait assez d'autorité pour cela, et voilà le sceau en question.

Il se tint après cela une assemblée a Bourg en Bresse en 1 523, où il fut résolu qu'il y en aurait une autre à Genève en 1527. Mais elle ne put pas avoir lieu. On y était trop agité alors : des entreprises du dehors jetaient cette ville dans des alarmes continuelles ; et au dedans il s'agissait de remédier à des abus d'une plus dangereuse conséquence encore que le dérangement des monnaies. Lisez, je vous prie, l'Histoire de Genève de Spon, et vous verrez que notre ville essuyait cette année-là une violente crise. Les députés des monnayeurs, qui avaient apporté leur registre pour tenir l'assemblée, s'en retournèrent incessamment. Il y a apparence que le trouble où ils se trouvèrent leur fit oublier leur livre. Voilà qui explique comment il nous est resté.

Dans une assemblée de plus ancienne date que ces dernières, et qui est de Tan 1473, il fut résolu qu'une des clefe du sceau demeurerait à Lausanne, et que Tauire serait gardée à Genève. Vous voyez que, de nos archives, elle a passé heureusement entre les mains de notre bibliothécaire, qui nous a fait connaître ce sceau et son véritable usage.

Vous pourrez peut-être aussi, Monsieur, sur les indications que je viens de vous donner, trouver a Lausanne quelques nouvelles lumières sur cet ancien monument. Si vous découvrez quelque chose, je me flatte que vous voudrez bien m'en faire part.

Je suis, etc.

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