‹ Œuvres historiques et littéraires de Léonard Baulacre (volume 3)Chapitre 31 sur 56 · DE L'EMPIRE · texte numérisé non relu

DE L'EMPIRE

MUNE PARLTI GENERALIS COiNSTIT; c'esi-à dire, 5i. gilltan magnum commune Parlamenti generalis constilutù

Le second cercle est renfermé dans un troisième plus large, dans lequel sont rangés dix écussons chargés d'armoiries, et audessus de chaque écosson est un nom. Enfin tous ces écussons 80Dt renfermés dans un quatrième et dernier cercle, qui règne le long des bords du sceau.

Le premier écusson a deux clefs passées en sautoir. On lit au-dessus PAPA.

Le deuxième a les armes de la maison d'Anjou, et au-dessus REX.

Le troisième a la croix blanche de Savoie, et au-dessus SAB. e'esl-à-dife Sabaudia.

Le quatrième a une croix de saint Maurice, et au-dessus le nom de la ville de Lyon, LUGD. c'est-à-dire Lugdunum.

Le cinqui^roe a les armes de la ville de Valence en Dauphiné, avec ces trois lettres, VAL. c'est-k-dire Valeniia.

Le sixième les armes de Poitiers, au-dessus PIC. Piclavia.

Le septième les armes de la ville d'Arles, AREL. Arelaium.

Le huitième les armes de la principauté d'Orange, au-dessus AUR. pour Àurosioj qui est le nom latin d'Orange.

Le neuvième celles du Dauphin, avec ce mot abrégé DELFIS pour Delpkinui.

Le dixième a la tète de saint Maurice, qui doit être le patron de Vienne, et au-dessus VIEN. Vienne.

Le onzième écusson se voit au pied de la figure principale. D n'est point rangé avec les autres : il est placé d'une manière qui coupe le cercle où est l'inscription, et porte les armes de la maison de Montfalcon, établie depuis longtemps dans la Bresse. Cet écusson est surmonté d'une crosse ; il n'y a point de lettres au-dessus, mais à l'un des côtés de la partie supérieure, 00 lit LOS, et à l'autre côté ANA. Losana.

Le Père Menestrier a eu une empreinte en plomb de ce sceau.

Elle lui étak venue des débris du cabinet du célèbre Peyrese^ cpii avait une si riche collection d'anciens monuments.

Ce Père essaya de donner l'explication de ce sceau, il ; a environ cinquante ans. Sa prasée était qu'il avait été &il par tme assemblée de prélats, qui devait se temr ï Lyon, pour l'extinction du schisme que causait l'élection d'Amédée duc de Savoie, que le concile de Bàle avait bit pape sous le nom de Félix V, et opposé k Eugène IV.

Le pape Eugène étant mon avant l'accommodement, le roi de Sicile, et le duc de Savoie successeur d'Amédée, pressèrent fortement Charles VII , roi de France, de concourir avec eux à iaire cesser le schisme. On proposa plusieurs articles au pape Nicolas V pour consentir à un accommodement, auquel on avait disposé Félix par plusieurs députations Eûtes à Genève et à Lausanne, où il se tenait.

Ci Le roi de Sicile, comte de Provence, dit le père Menestrier, la Savoie, le Dauphiné, les archevêques de Lyon, de Vienne et d'Arles , l'évéque de Valence , le comte de Valentinois et le prince d'Orange, étaient dans les intérêts de Félh. Voilà pourquoi leurs armoiries paraissent dans ce sceau. »

Le pape Nicolas accepta les conditions sous lesquelles son concurrent promettait de lui céder le pontificat. En conséquence de cette cession volontaire, le concile de B&le donna une boUe k Lausanne, pour confirmer à Félix la dignité de cardinal de Sabine, de légat et vicaire apostolique deçà les monts, avec les marques pontificales, k la réserve de l'Anneau du pécheur, do droit d'avoir la croix sur ses pantoufles, et de faire porter devant lui le saint sacrement.

Cet antiquaire présume que ce sceau a pu être employé pour cet acte dressé k Lausanne, par une espèce de synode, composé de quelques-uns des Pères du concile de Bàle. Sa pensée n'est pas cependant que ce sceau eût été &it pour cet acte ; mais si jamais on en a feit usage, il a cru que ce devait être dans cette

occasion, où il s'agissait de donner à Félix une honnête démission du pontificat. Cet acte est de 1449 \

D y a environ dix ans que ce sceau fut présenté à l'Académie des Inscriptions, pour l'examiner de nouveau. M. de Boze en avait reçu l'empreinte de M. de Mazaugues, président aux enquêtes du parlement d'Âix : il y a beaucoup d'apparence que c'est la même que le Père Meneslrier avait eue entre les mains*. L'Académie n'a pas trouvé que son explication satisfit à tout. M. Secousse, l'un de ses membres, composa alors un mémoire sur ce sujet, mais qui n'a été publié qu'en 1753 dans le tome XYin de YHistoire de V Académie. On en voit l'extrait sous le titre de Conjectures mr un sceau du moyen âge.

M. Secousse croit ce sceau plus ancien d'un siècle entier que ne l'avait jugé le Père Menestrier. Son sentiment est qu'il hA Mi pour une assemblée qui devait se tenir en 1 348, et dont le but était de terminer de violents démêlés qu'il y avait alors entre l'évéque de Valence et le comte de Yalentinois. Us se faisaient la guerre avec un acharnement des plus scandaleux, et le plus obstiné des deux était l'évéque.

Il convenait, par des raisons qu'allègue l'académicien, que le congrès, pour faire cesser ces hostilités, se lint dans une ville neutre plutôt que dans le Dauphiné, et voilà pourquoi il fbt assigné à Lausanne. On voit dans le sceau une crosse audessus des armes de Montfalcon, et il n') en a point sur les écussons des archevêques de Vienne, d'Arles et de Lyon, ni sur celui de l'évéque de Valence. Pourquoi cette distinction? C'est, dit M. Secousse, parce que l'Assemblée se tenait dans un lien soumis à la juridiction de l'évéque de Lausanne.

M. Secousse se donne bien de la peine pour trouver dans l'histoire une année où tous les princes et les prélats dont les écussons paraissent dans ce sceau aient pu se trouver ensem-

« Mém. de Trévoux. Décembre 1703.

■ L'aïeul de M. de Mazaugues avait hérité du fameux cabinet de Peyresc.

ble, dans une assembk'e destinée k terminer la qoercile de Tévéque de Valence et du comte de Valentinois. Il avoue ingénuinent qu'il n'a pas pu y réussir. Mais il se tire d'affaire par une supposition. Il y a apparence, dît-il, que le congrès dura plus longtemps qu'on n'avait espéré. Des difficultés imprévues retardèrent l'arrangement ; mais le sceau a pu être gravé dès le commencement du congrès. I^ lenteur de cet accommodement le rendit inutile dans la suite. Il ne put point servir à sceller Taccord, parce que quelques-uns des pei*sonnages dont il porte les écussons, ou étaient morts durant cet intervalle, ou n'étaient plus en France. Louis d'Anjou , roi de Naples , se trouvait dans ce second cas.

Remarquez, s'il vous plaît. Monsieur, que le père Menestrier avait employé la même défaite. D dit qu'on avait gravé d'avance ce sceau [)0ur l'assemblée de Lyon, et que les deux papes s'étanl accommodés, le sceau qu'on avait préparé pour servir aux actes de l'assemblée de Lyon, ne devint plus qu'une pièce de curiosité.

Le secrétaire de l'Académie des Inscriptions remarque judicieusement, que cette dernière réflexion de M, Secousse l'end presque son travail inutile. « Il le sentait si bien, ajoute4-il, qu'il paraissait soubaiter que l'Académie ne fit aucun usage de son mémoire. Cependant on peut le regarder comme un modèle de la manière de procéder dans de semblables discussions, et un exemple de ce qu'éprouvent assez souvent ceux qui entreprennent d'éclaircir les points obscurs de la critique et de l'histoire. Ils n'atteignent pas toujours le but qu'ils s'étaient proposé; l'objet qu'ils chercbaient leur échappe ; mais en le cherchant, ils ramassent des faits détournés, et des circonstances singulières que sans cela peut-être on n'eût point sues. »

Après l'aveu modeste de M. Secous>e, il doit bien être permis de chercher encore si ce sceau n'a point eu quelque autre destination. C'est ce que vient de faire un des bibliothécaires de Genève, qui s'est trouvé dans des circonstances assez favoraNes

pour cela. On avait tiré des archives publiques un vieux manuscrit qu'on lui avait donné h examiner. A peine en eut-il lu les quatre on cinq premières lignes, qu'il jugea que cette trou- \aiile allait le mettre sur la voie.

Ce manuscrit, qui est sur vélin, est un petit in-folio d'environ cent pages. C'est le registre original des assemblées que faisaient les monnayeurs d'un grand nombre de villes différentes. Ils s'étaient associés, avec la permission des souverains, pour avoir l'œil sur tout ce qui avait rapport aux monnaies. Hs devaient en prévenir les altérations ou y chercher le remède, empêcher la falsification des espèces ou en arrêter le cours, etc.

Ce registre commence à l'an 1 390, mais il parait qu'il y en avait un plus ancien, qui, étant rempli, avait été mis en dépôt dans la ville de Romans. Si nous avions cette première partie do registre, nous y verrions beaucoup mieux quelles devaient être les fonctions de ces monnayeurs.

Vous voyez par là. Monsieur, que cette association était fort ancienne. Elle pouvait avoir commencé peu de temps après le règne de Philippe le Bel, époque où les monnaies se trouvaient dans un grand désordre, et où on devait y chercher un remède. H me semble d'avoir vu, dans la dernière édition du Gallia Christiana, une association semblable de plusieurs villes du Languedoc, pour le même but. Il est surprenant que Le Blanc, dans son Traité historique des monnaies de France,, n'ait fait aucune mention de ces assemblées de monnayeurs. Je n'ai pas assez examiné ce second registre, pour vous en donner une notice exacte. Vous vous contenterez de quelques remarques détachées, qui pourront aider à expliquer le sceau.

On voit, dans ce sceau, la figure d'un Christ, et au-dessous les armes de la maison de Montfalcon. Il y a aussi dans les premiers feuillets du registre une miniature représentant le Sauveur, tel qu'il parut après sa résurrection. Aux quatre angles, le peintre a jugé a propos d'y placer les différents symboles des ëvangélistes. Ces svmboles sont pour la plupart des animaux,

ta

comme vous savez. On y a copié plusieurs passages kliiis de l'Évangile relatifs à la Rédemption. On voit ensuite la formule du serroeni que devaient prêter les momaayeurs. U y a apparence que, quand on n'avait pas les Ëvan^^les sous sa main, cette figure du Sauveur et les passages qui raccompagnent en tenaient lieu, et que le monnayeur, en mettant la main dessus, était censé avoir juré sur l'Évangile.

Cette association des monnayeurs embrassait un grand nombre de villes. Elle commençait dans le comtat d'Avion et à Orange, passait en Provence, prenait la plupart des villes marchandes du Languedoc et du Dauphiné, et venait finir par Lyon, Cbambéry, Genève et Lausanne. Il parait que Turin mène y envoyait quelquefois ses ouvriers dans cet art.

Ces monnayeurs s'assemblaient régulièrement tous les qaatre ans, tantôt dans une ville, tantôt dans une autre. On marquait toujours à l'avance le lieu et le temps de l'assemblée suivante. Avec ces lumières, nous pouvons essayer d'expliquer le sceau.

On y voit d'abord, dans la place la plus éminente, les annes du pape, deux clefs en sautoir, c'est k cause d'Avignon et de Monldragon, deux villes qui lui appartiennent, et qui étaie&t dans l'association.

L'écusson du roi de Naples ou de Sicile parait ensuite ; c'est que ce prince était, en même temps, comte de Provence, et qu'Aix, Arles et Marseille envoyaient leurs monnayeurs à rassemblée.

On y a aussi arboré la croix blanche des ducs de Savoie, parce que Cbambéry et Bourg en Bresse étaient de l'associatioo.

Les autres écussons doivent être regardés comme les armes de quelques-unes des villes associées pour prendre garde an monnaies. Vienne, Valence, Lyon, etc.

Une remarque essentielle, c'est que cette assemblée s'était donné le nom de Parlement général^ qui sont les termes mêmes du sceau. Voici comment débute le manuscrit.

c( C'est la forme et manière comment on doit procéder et

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commeoeer it faire tenir le ParlemetH général, le lieu et les oAtciere, ave« sob prévôt à !a teste. Donné en notre Parlement général, tenu ^ Valence le 10 Mai 1390.»

Ce prévôt, à qui ils donnaient le titre de Prévôt Général, était éhi par l'assemblée, et il en était le chef. On lui donnait beaucoup d'autorité.

Rappelez-vous, s'il vous plait, le titre du sceau. SIGILLUM MAGNUM COMMUNE PAKLAMENTI GENERALIS CON- SnrUTI, c'est-à-dire : Le grand sceau commun du Petrlemeni général^ qui a été convoqué. C'est le grand sceau ; il parait, par le registre, qu'il y en avait un grand et un petit. On lui donne encore le titre de commun ; c'est que toutes ces vides associées s'en servaient ahemativement, et qu'on avait soin de le porter dans celle où devait se tenir l'assemblée. Enfin il est ^ de ce pariensent, qu'il a été convoqué. J'ai déjà remarqué, d'après le rostre, que quatre années d'avance on marquait totyours le temps et le lieu de l'assemblée suivante.

Pour confirmer encore davantage cette nouvelle explication du sceau, je vais vous transcrire ce que je trouve dans une as^ semblée tenue à Bourg en Bresse, en mai f 4&9. Voici le début.

a De l'autorité et puissance de notre Saint-Père le Pape de Rome, et de très-hauts souverains, fEmpereur, le Roi Dauphin

et France, du Roi de Sicile, du Duc de Savoie lesquels

nous ont dottfté la 13)eité, privilège, franchise de ces assemblées, pour oottdamner et absoiMke les monnayeurs du saint sacremem de l'enapre »

Vous voyei, Monsieur, que tes princes qui sont nommés dans ce préambide sont ceux dont les écussous paraissent dans le sceau, exœplé l'empereur, qui vous paraîtra ici de trop. Pour^ quoi, direz^vous, le mettre à la tête de tons ces princes, pnts^ qu'il ne parait pas qu'il eût alors la souveraineté d'aucune de ces T^les où s'assemMaient les monnayeurs ?

La réponse est, quelles lui avaient toutes appartenu autrefois, et qu'il était encore regardé comme le seigneur suzerain.

Ceux qui travaillaient à la monnaie étaient même censés appartenir à l'empereur, et être sous les ordres de la sacrée Majesté Impériale. C'est ce que signifient ces termes du registre, la monnayeurs du sainl sacrement de Cempire.

H est vrai que les armes de l'empereur ne paraissent pas dans ce sceau, comme celles des souverains directs et immédiats de ces villes: mais le graveur y a suppléé d'une autre manière. On voit dans l'intervaUe qui sépare les dii ou douze écusfions, alternativement la figure d'une aigle et d'un lion, répétées chacune cinq ou six fois. Ces animaux ne doivent point être regardés comme un simple ornement, comme une fantaisie do graveur. L'aigle est visiblement l'aigle impériale ; pour le lion, on ne voit pas d'abord ce qu'il fait là ; mais avec un peu de réflexion, on aperçoit bientôt qu'il doit aussi être relatif à l'empereur. C'est assez vis'd>lement le lion de Flandre, ou le lion de Belgique. Pour peu que l'on soit au &it de l'histoire, on n'ignore pas que Maximilien P** possédait les XVII provinces des Pajs^ Bas. Vous voyez donc que si l'empereur n'a pas, dans ce seeau, un écusson particulier rangé avec les autres, ses armes noot pas été oubliées : on les y voit revenir plus d'une fois.

Dans le parlement tenu à Bourg en Bresse, dont je viens de rapporter le préambule, fut créé prévôt général Jean Chaboud de Lyon. On y fit plusieurs ordonnances. Le registre nous apprend qu'il s'y trouva des monnayeurs de Lausanne et de Genève. Il y en eut vingt-neuf de cette dernière ville, et l'on ne peut qu'être surpris d'en voir un si grand nombre. Celui qui était ï leur tête est nommé Aimard Favre, et est qualifié de noUe, ce qui marque que ces monnayeurs n'étaient pas toujours des geiK obscurs. Spon a fait mention de cette assemblée, dans son Uuloire de Genève^ mais il s'est trompé à la date. U Ta mise deux années trop tôt *.

On voit, dans le registre de ces assemblées, qu'il s'en est teoa

» Hàtoir' (le Genève, lome I, page 91. Edit. m-4».

quelque^uues à Genève. Il ) en eut une environ Tan 1509. La date est à demi effacée, et Ton ne peut pas la marquer bien précisément. Le prévôt général, élu dans le parlement précédent, était Genevois, et cet officier était le maître d'indiquer la ville où se tiendrait l'assemblée suivante. Il ne manquait pas de choisir le lieu de sa résidence.

I^lais l'assemblée la plus intéressante pour vous, Monsieur, c'est celle qui se tint à Lausanne en 1 51 8 ou 1 5 1 9. Il s'y trouva des monnayeurs d'Avignon, de Chambéry, de Genève, de Bourg en Bresse, etc. On y (it divers règlements importants.

Votre évéque était alors Sébastien de Montfalcon, qui avait succédé à son oncle Aimon de Montfalcon. Le neveu fut élu en août 1517. Il y a beaucoup d'apparence qu'ayant appris que le parlement général des monnayeurs devait être à Lausanne l'année suivante, il souhaita que sa nouvelle dignité parût dans le sceau des monnayeurs. Il fit faire un sceau exprès, où ses armes furent placées au pied de la ligure de Christ, avec la crosse épiscopale au-desstis de l'écusson. Il fit substituer ce nouveau sceau à l'ancien. Vous jugez bien. Monsieur, que le poste qu*il occupait lui donnait assez d'autorité pour cela, et voilà le sceau en question.

Il se tint après cela une assemblée a Bourg en Bresse en 1 523, où il fut résolu qu'il y en aurait une autre à Genève en 1527. Mais elle ne put pas avoir lieu. On y était trop agité alors : des entreprises du dehors jetaient cette ville dans des alarmes continuelles ; et au dedans il s'agissait de remédier à des abus d'une plus dangereuse conséquence encore que le dérangement des monnaies. Lisez, je vous prie, {'Histoire de Genève de Spon, et vous verrez que notre ville essuyait cette année-là une violente crise. Les députés des monnayeurs, qui avaient apporté leur registre pour tenir l'assemblée, s'en retournèrent incessamment, n y a apparence que le trouble où ils se trouvèrent leur fit oublier leur livre. Voilà qui explique comment il nous est resté.

Dans une assemblée de plus ancienne date que ces deroières, et qui est de Tan 1473, il fut résolu qu'une des clefe du scetn demeurerait k Lausanne, et que l'autre serait gardée à Genève. Vous voyez que, de nos archives, elle a passé heureusement entre les mains de notre bibliothécaire, qui nous a &ît connaître ce sceau et son véritable usage.

Vous pourrez peut'-étre aussi. Monsieur, sur les indicatioDS que je viens de vous donner, trouver à Lausamie quelques dcnh velles lumières sur cet ancien monument. Si vous découvrez quelque chose, je me flatte que vous voudrez bien m'en faire part.

Je suis, etc.

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