INTRODUCTION DE L'ÉDITEUR. LY
Au liei de chercher vaguement la condition de la eonnaissance en général, il est indiqué, par la nature des choses, de chercher la condition de la eonstience sans laquelle toute connaissance est impossible, La conscience est le caractère essentiel et permanent du sujet ; si l’on réussit à déterminer sa condition, on aura trouvé par là même le fait qui constitue le sujet lui-même. Or, il est un fait condition de la conscience, de la personnalité, du mé, et par suite de toute connaissance. L'homme peut vivre sans Île savoir, comme il arrive dans les cas de sommeil absolu et de défaillance, par exemple; il n’est pour luimème, 1l ne se dit mof qu’en raison du sentiment d'une activité intérieure qui lui, révèle sà propre existence. Être, pour lui, c’est agir. Le moi n’a pas de fondement dans un mode quelconque de la sensibilité, comme le pense l’école de Locke ; il ne se manifeste que dans l’action. L'action est donc le fait cherché, la condition de la conscience et de la personnalité. |
Mais l'acte continu qui fait l'existence humaine n'est pas un acte pur, et la conscience n’est pas le sentiment abstrait d'une force qui he se connaît que comme forée. L'acte fondamental de l'existence humaine est un effort, c'est-à-dire une action indivisiblement liée à une résistance ; et le sentiment de la force ne se manifeste que dans le sentiment de cette résistance même. Effort, résistance, les deux termes sont inséparables, puisque l’un des deux étant supprimé, l’autre s'évanouit en même temps.
L'hotime done se sent et se sait double pruhitive-