‹ Œuvres inédites de Maine de Biran (volume 2)Chapitre 66 sur 90 · INTRODUCTION DE L'ÉDITEUR. CLETZVI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION DE L'ÉDITEUR. CLETZVI

« Ce sont les œuvres qui font naître l'amour, et « l'amour produit des croyances. » Dans les derniers temps de sa vie, il trace les lignes suivantes : # La troisième vie, qui a l'amour pour principe, «n'admet-elle pas aussi un ordre supérieur de « connaissances intuitives ? N'y a-t-il pas, dans cet « ordré élevé, une faculté qui correspond à la con- « ception, une autre à la mémoire. . ... Il faut y « penser avant de décider. » Il y pensa peut-être ; la mort ne lui laissa pas le Lempe de nous faire connaître sa décision.

On doit regretter sans doute que M. de Biran n'ait pu exposer avec l'ampleur convenable, compléter, rectifier sur quelques points, sa doctrine de la troisième vie. Ce regret ne doit pas toutefois dépasser certaines bornes. Ses déclarations sont assez nombreuses et assez explicites pour que nous $oyons en pleine possession de sa pensée, au sujet du problème capital que soulève l’étudé de la nature humaine. Ce problème, dont la solution emporte celle des plus hautes questions de la métaphysique, est celui de notre destination. La théorie de la destinanation de l'homme suppose nécessairement une vue précise des éléments de sa nature, et une doctrine relative à ses rapports avec l’univers, en sorte qu’un système entier est toujours implicitement contenu dans l'affirmation qui porte sur ce paint unique. Or, à cet égard, les affirmations: de M. de Biran sont en pleine lumière. :

Le désir permanent de répondre : à cette question: Quel est le hut légitime de natre existence? a tou-

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