SUR L'ÉVANGILE DE SAINT JEAN
Pab MAINE DE BIRAN.
Les trois vies sont exprimées dans les paroles de rÉvangile de saini Jean. Comme Jésus*Christ, le Verbe incarné médiateur, maiiireble le Père, l'esprit en soi, la cause première de tout ce qui est, de même saint Jean, le précurseur, annonce rintelligence, le Verhe, mais il n'est pas le Verbe. Le moi. le \erbe incarné (ou entièrement uni au corps, à la chair)« maiiireslo 1 aille ("uinnie il est nianifeslé, annoncé, par les signes corporels empreints dans l'organisation humaine. L'analogie me semble parfaite.
YiiRSEis 1 KT 2. Jti comiiH licime/it^ c'est-à-dire avant sa manifestation, Tcsprit de riiomme était en Dieu [aptid Dcuni), tout retiré eu Dieu tjui est sa source ; Tàme humaine, non-seulement ne se manifestait pas, mais même n'existait pas. Dieu crée cette substance et lui cumimiuiijae le (ireiiiier souille de son esprit. Ce souffle de Tesprit divin n est point inhérent à la substance de l'ànie ; ce a'c&t pas son attribut essentiel, mais une communication, une émanation de la lumière. C'est ainsi que certains ob*
.\OIES SUR L'ÉVANGILE DE SAIM JEAN. ul^»
jets du monde physique, la lune et les pitnètee par
exemple, oui été doues de la propriété de réfléchir la lumière qui ne leur appartient pas quoiqu'elle sem* ble à la vue leur être propre, le sens ne pouvant distinguer si cette lumière est empruntée ou si elle est propre aux objets réfléchissants. Mais il est évident (jue l'oux-ci existeraient égah uieiil alors qu'ils ne ré^ fléchiraient pas la lumière. Ainsi, i'àme de Thommet créée force immatérielle et pons:uiU , existerait sub^ stantiellement la même quant aux attributs essentiels et propres dont le Créateur Ta douée, alors mèmequ il ne lui aurait pas communiqué dans le principe on rayon de son esprit, et qu'elle ne réfléchirait pas actuellement cette lumière divine; et il a est pas douteux que Dieu n'ait pu faire des êtres sentants ou ménie douésd'ua ciJ laia degré d'iiitelligence et d activité auxquels il ne communique son esprit en au<cune manière. Cela est évident pour les êtres purement seiisilils ou 1rs îiniinaux; et quant à Tbomme» la communication de Tesprit divin exige certaines conditions, ou un cerlain exe; cko de Taclivité, que toutes les âmes ne sont pas capables ou ne sont pas encore dignes d'atteindre.
3. Toalib choses nnt ilv faites pur lui, et rien de ce qui a été fait h* a éU fuit sans lui. Tout ce qui est vrai ou réel dans le inonde inteili-ible que saisit la pensée Je riiomme éclairé, dirigé par Tesprit, a été £iit par Tesprit et a été donné par lui à Thomme intelligeut; et rien de ce qui a été fait ou donné aiiu>i n'a été £Biit sans cet esprit qui est plus haut que Thomme.
i. lui était la vie^ et la vie etail >u luinih e des
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hcmmes. Point de vie réelle de i'àme sans l'esprit divin, car la vie de ràiiic ne peut être que ecUe luniieic réfléchie qui réclaire d'abord &ur elle-même et sur la source d'où elle émane et où elle se reporte par
rauiour.