II. — mFLU£MC£ D£S SlGICfS
Hammuit imidit à» 30 §rwU formai «lirait éê ttmimt.
Ces feuilles ne forment pas un tout suivi pour la r^ac-
DES OEUVUES DE M. D£ BUIAN.
tion, ni méine pour la doctrine. Elles ne sont point dignes
de voir le jour. Si elles sont portées au catiilogiic, cVst uiiiqucmeut parce qu'elles «Uablisst nt (ce qui est coiUirinû par des lettres), que Tauteur avait songe à su mettre sur lus rangs pour le concours ouvert par l'institut, pour le 13 germinal an vil (3 avril 1709), concours à la suite duquel M. de Gérando Ait couronné. Les circonstances qui empêchèrent M. de Birau de douucr suite à son projet demeumni iiK'iumucs.
il y a quelque intérêt à relever le fait qiie, dans ces éinnches, on lovoit combattre la thèse que le langage crée la pensée^ pour établir que cd sont au contraire les facultés naturelles à l'homme qui créent le langage*
m. — l.NfLliL^Ct DL L llAiilJUDt SUR LÀ FACULTE
D£ P£NSlifi. 1802.
Omvrtigc imblic pur Vautewt (wt «oliiiM m-B* de M pages, Pmii^ eket tlenrkh»^ un imprimé de nouvamptr €knÊilm : (MwntpUiMo^iqiiâê de M, de Mirm, tome L
La classe dos sciences morales et polilitiuos d(3 l'Institut posa, le iô VL'udciniaire au vu (0 octobre 1799), la qii(*stion suivante : ce Déterminer quelle est l'influence del'habiludo « sur la faculté de penser, ou, en d'autres termes, faire c voir l'effet que produit, sur chacune de nos facultés « intellectuelles , la fréquente répétition des mêmes opérait tious. D
Le i5 germinal an ix (6 avril 1801), le snjot fut remis au concours, aucun des ti-avaux proposés n'ayant été jugé digne du prix; mais le mémoire envoyé par M. de liiran fut mentionné honorablement. Je possède un manuscrit qui me parait en être la minute, et qui est [x ul-ôtre celui que M. Cuusiu a liibcrit buus le n«> 1 de sou inveataiio du 15
GATAUWCJE RAlSOmi
août 18i5 (i). Je suppose qu'une copie de la main de l'auteur est la pièce qui figure au catalogue des archives de llnstitut, et qui ne se trouvait pas dans les carions quand j*ai cherché à la voir.
M. de Biran, encouragé par Tapprobation de ses juges, se remit au travail avec uihj ur ;uidc ai leur; il existe dans ses papiers plus de quatorze cents pages, grand format j de notes^ ébauches et rédactions relatives au sujet du concours. Le 17 messidor an x (6 juillet 1802), la commission de llnsiitut qni avait i porter son examen sur sept écrits, fut nmnime à solliciter la couronne pour le sien. Celte commission était composée de MM. Cabanis, Gingueué, La Réveiilere-Lepeaux, Daunou et Destutt de Ti-acy. M. de Tracy fut chargé du rapport dont on peut prendre connaissance à la fin du piemier volume de Tédition de M« Copain»
Le mémoire fut livré A l'împresrion sans cbangeraents.
Un exemplaire, chargé de notes, que j 'ai liouvé dans la bibhothcque de Grateioup, peut iaire supposer que Tauteur avait songé à une deuxième édition.
Le traité de VInfluenee de i'Mntude est con^osé d'âne introduction étendue et de deux sections.
L'introduction renferme une anal3rse succincte des facultés de i homme, faile au point de vue de l'école idéologique. C'est la partie de ronvr^iîr** qui a le plus d'importance pour l'htBtoire de la pensée de l'auteur.
La première sectioB intitulée : Ûes kabitudei jmwnw , considère Thabitude dans ses rapports avec la senaatioD, la perception et l'imagination.
Lii deuxième section intitulée : Des habitudes actives, envisa<^e les etlets de l'habitude sur les opérations qui supposent l'usage des signes volontaires et articulés, et traite de l'institution des signes, de la mémoire et du jugement. L'ouvrage est terminé par un résomé clair et précis.
(1) OBwtru pkitoêopkùfMit àêiLde Biran, puMiée» par Victor Cou^io,
DBS
ES DK IL 0E BIAÂN.
IV. MÉIIOIAË SUR L£S BAPPUATS DE L* IDÉOLOGIE ET DES MATHÉMATIQUES. 1803.
IftmiMrIf imiiti dBl7 paga^ grand {armât, minuit d$ finilnir.
Ce court mémoire traite deux questions Ho La métaphysi^e, en fait, a-t-eUe eu de l'influenoe snr la marolie des scieiices maihématiquesl 2" L'idédogie» m drcii , est^Uc at>pelée à exercer une telle influencet La première question est résolue négativement. Quant à la deuxième, l'auteur avanrc que ranalysr! de .'entendement [>t'iit rendre aux matiiéma!ii|iïps un dfmlil»' sprvire : consolider leur base, en mettant eu lumière ia vcntabie origine des notions qui leur serrent de fondement^ et réformer leur langue en la rendant plus précise et plus simple. Les développements renferment des Tues dignes d^térèi sur la dift&renoe de remploi dtfs signes en mathématiques et en philosopliie. La nature des conceptions mathématiques est envisagée au point de vue du plein sensualisme.
Ce méujoire ;i t te rédig(i àlademaihlc de Cabanis, et une phrase d'une lettre de ce dernier, sous la date du 19 thermidor an XI (7 août 1803), parait reUitive à âon envoi. Qoelquee ligoes qai se trouvent à la marge du manuscrit, joKites aux Indioeftioflg fouttiies par la correspondance, établissent que l'illustre médecin utilisa le ti^al de son ami pour une lecture à Tlnstitut. Je n'ai pu en découviir la trace daiis kâ pubhcatiouâ de ce corps savant.
y. ~ DE U DlLCOMPOMTlO» DE LA PEM6ÉE. ië06.
Mattuê^ril rfe U3 pages, grand format ; eêpiêmMit put ftHU§Êtf4 CVif rtxempUdn tnvogi à VlmiiUutm {hMiUairt Cousin^ «• S.J
La classe des sciences morales et politiques de l'Institut
CATALOGUE MiâONM^
po^a, l*au XI, la question suivante : « Coiumeut <loit-ondé» a cumposor la facult»' de penser, et quelles sout les iacuUés c élémentaires qu'il faut y reconnaître t ■
Le terme prescrit étant arrivé^ aucun des travaux envoyés ne fat jngé satisfaisant, et la question fut remise an concours le î germinal an xn (93 mars iêMi), Rien n*indiquo que M. de lîiran soit « ntré en lice cotte première fois et qu'il ait adressé à l'institut un écrit auténeor au mémoire qui fut coorrmné le 17 ventôse anxm (S mars 1805). La question avait été posée parla classe des seiences morales et politiques, mais cette section del'InstitQt ayant été abolie par un décret du premier consul du 3 pluviôse an XI (23 janvier 1803) , le prix fut décerné par la classe d%stoire et de littérature ancienne.
La copie envoyée à rinstitut porte, en marge, quelques notes au crayon, de M. Ampère. Sur le premier feniHet, M. de Biran a écrit, à une épu |uc très postérieure à celle de la rédaction^ le verset II du second chapitre de VEedésiastc : « Cùm me converfhsnn ad u m versa opcra, quxfecrrant manus mae, et ad iabores, m quiùus frustra sutUweram, vidi in omnibus vanitaiem et afiiclUmem animù t
Je possède, indépendamment de eette copie, la minute en
bon état, mais présentant une lai'une , et, de plus, des ébauches et des notes loimaut, avec la rédaction, une masse de plus de liiUO pages.
L'auteur couronné retira son manuscrit et se disposa A mettre son travail an jour, après l'avoir retouché. Vim-
pression qui se faisait à Paris, sous la surveillance de M. Ampère, fut arrêtée, en \ 8U7, parune circonstance qui demeure inconnue et que M. de Biran désigne comme « un événement « extraordinairesur lequeliidoit garder le silence. » Bi Cousin a retrouvé chez H. Ampère et publié (tome II de son édition , pages I à Î08) les feuilles tirées, qui ne correspondent qu*à un tiers cnvirun <lu mémoire oriuniiid. Les épreuves qui subsistent en partie, vont plus loni tjue les feuUles tirées, et la rédaction préparée en vue de Timpres-
D£S œUYllES DE M. DE m\AN.
BÏon qui 86 trouve data les mannscritSy va plus loîn que les
«•preuves. Le travail ori^iual, seul complet, est divisé en deux parties qui répondent aux deux membres de la question proposée. U a pour épigraphe ces mots du poète Lucrèce :
• His rébus sun ( ui<|,ue voluntas PriDcipium dat. ,.
• ••••• Ne fiU^h omnia fiant
litteraà quaù vi (1).
La iu(;iiiiere, parties intitulée : Comment on doit (inalyser les facultés humaines, — Di/fércnlcs mcliiodes de dé^ composition , est une sorte d'iairoduction. L'auteur y préeise le sens qu'il doune aux termes faculté, force, ctmse ; examine et critique la signification attribuée à ces mots par les physiciens et les physiologistes. U jette ensuite un coupd*œil sur la niaiiière dont le problème proposé peut être cunçu^ en se plaçant au point de vue des principaux métaphysiciens modernes, et finit en exposant la méthode à laquelle il s'est arrêté pour son travail,
La deuxième partie portant pour titre : Quelles sont les facuUcs élémentaires qu'on doit reconnaître dans la pensée? est divisée en trois sections.
La première section établit deux facultés élémentaires, de la combinaison desquelles résultent tous les phénomènes psychologiques: Vaffeetibiliti et la motilité volontaire,
La deuxième section renferme l'analyse des opérations de chacun des sens et des idées qui s'y rattachent, analyse efTectuée eu se fondant sur le rapport des ioitii avec les facultés élémentaires dont ils sont le produit.
Dans la troisième section, l'auteur considère les facultés dans leur exercice général, tel qu'il résulte de l'association des sens entre eux et de l'institution des signes artificiels. Les sections il et 111 5uni résumées dans deux tableaux syn* optiques.
(i) Dt naturé rerum. Livre II, vm SOi et SOS, S88 ei
CATALOGUE RAISOMKi
Ce mémolrey que raatour n'avait pat en le tempe de re» toiicfaer> pitente^ oonme îl le dit loi-mtee, le canctàie d'nn cahier d'étudea, plulài que oeliii d'une eompoeitHMi
achevée. La lecture eu est fort laborieuse; mais il y a un intérêt réel a saisir, pour ainsi dire à nu, le travail de la pensée de i'écnvam, au moment où cette pensée subissait la crise importante et décisive qui fixait son avenir. Dans cet ouvrage, en effet, M. de Biran rompt ouvertement avec Fécole de Gondfllac. Tout en reconnaissant la réalité des faits d'un ordre purement sensitif, il établit, avec une {[grande profondeur d'aaalysf\ les timction'^ dt' la volonté, et plaœ dans le fait de la libre activité du moi le fondenienl de toutes lee notions snprasensiMes*