‹ Œuvres inédites de Maine de BiranChapitre 57 sur 66 · BONALD · texte numérisé non relu

BONALD

XXVIIL — NOTE SUR JL£S 0£l!X RÉVÉLATIONS. iSiS. PuUUê par CmuIn, l^rne rf^ jpw idUton^ |M|ef U7 4 10|.

On lit dans le Journal intime : a 1818, du 1" au 10 dé- « cembre : J'ai employé co temp«, on pMrtio, h la compo- • sition d'un morceau de philosophie mystique sur Icsdeux « révélations, adressé àM. Stapfer, en réponse à la question : « Le$ aneietu philosophes ont-ils reconnu la nécessité ^une a révélation divine ? Le 8, j'ai lu ce morceau à ma petite so* f ciété philosophique : MM. Ampère, Cousin^ Loyson, etc.; « le 10, je Tai envoyé à M. Stapfor. »

Cet écrite pour une partie considérable du moins, a été joint postérieurement, en forme de note, aux Nouvelles considérations sur les rapports du physique et du moral de l^ homme (XXXI). Les lignes suivantes, tirées de ladite note, ne laissent subsister aucun donte à cet égard : «J'ai eu (I occasion de traiter cette question (ks anciens philosophes c ont-ils îionti le besoin ou reconnu la nécessité d'une ré- «vélation divine?) qui m'avait été posée par un savant « ami ( M. Stapfer)... Je donnerai ici un extrait assez long a de ma réponse à cette grande et belle question, s ( Édition Cousin, tome lY, page 151.)

CàTAUWUfi RAISONNÉ

Ce qui douuait im grand iDtêrét à cette courte prodoo* tiou, c'est qu'elle était^ dans k s textes imprimés par M. Cou* ftin, le seul indice un peu saillant da point de Toe noamn auquel l'antenr était parvenu à la fin de sa vie. On y troave» en effet, la mention expresse d'un ordre de fait^ upéricnrs à ractivité iuJividuello, la reconuaiss^iincc explicite d'une action immédiate de la divinité sur Tàme humaine; eolia une préoccupation assez marquée des doctrines des philosophes de l'antiquité, des Isieritures saintes et des éerivains de l'Église. C'étaient Id, dans les écrits connus de M. de Biran, autant de faits exceptionnels.

Le caractère spécial du eoutemide cette noie n'avait pas écliappé à M. Coumu qui signalait «cette sorte de mjsticiâiue qu'on voit déjà poindre (i). » l^uisuue connaissance incomplète des faits l'avait conduit à considérer comme im germe sans développement ultérieur, comme une simple tendance (dont fl faisait entrevoir quels auraient été les résultats, si l'auteur avait vl-cu), ce qui fat en n .tiiU; , dans Tosprit de M. de Biran, un mouvement assez prononcé et assez complet ix)ur donner une physionomie particulièie à la dernière période de ses travaux.

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