DES OSDVRES D£ M. AB BIRAN
manuscrits, et qui est sans valeur dans l'état où il se trouve. Les autres leuilles , que leur contenu conduit à rapporter à la dernière période de la vie de rautenr, seraient des fragmeiits de la grande rédaction N« XXXVIU. S'il en est ainsi, les Considérations renferment une partie du dernier travail de M. de Biran, conformément au premier avis de M. Cousin, et les lignes relatives à M. Bérard ont ét('» ajoutées après coup, confoniK uiLut à sa deuxième opinion, im\xs ajoutée» iurtuilemeiit et par une main autre que celle de l'auteur , ainsi qu'il sera ex^iUqué à propos du manuscrit solvant.
Je m'arrête à cette manière de voir , jusqu'à meilleures informations, et conûdère cet écrit comme devant être décomposé, une partie étant classée parmi les ébauches à négliger, L'autre devant être reliée aux Nouveaux Essais d'Anthropologie, comme complément du texte contenu dans les présents volumes.
XXXVIL — OK l'âP£RC£PTION IMMÉOUXë. 1825 £X
Cet écrit oilre une lacune au commencemeut, et, ainsi que le précédent, a été publié d'après une copie. Par son contenu, il porte le caractère manifeste d'une nouvelle rédaction des idées émises dans V Essai êmr iss fondmeats de la PsffeMogiê^ modifiées sous quelques r^kporli^ par saîle des dernières réflttdoosdie l'auteur.
On y trouve : une dtscnssion étendue sur la nature du lait pnuutii' et le priiicipe tiu la couiiaibsuacc , la distmction de rapcrception du moi et de la notion de l'ànie substance^ dos considérations sur les systèmes des philosophes , eu- ■diiéB sotti le rapport de la plaee qulls assigtient ttuildéw
588 GATAUNSUE RAISONNÉ
de substance et de force ; une aualyse des pht iiomènes qui résultent de l'union» A des degrés divers^ du moi et des impressiens; la théorie des sensations sous le double point de yne de la physiologie et de la psychologie; enfin la dérivation des notions universelles. Mais toutes ces idées se trouvent dans un désordre assez évident, et un examen un peu attentif porte nécessairement à douter que ce soit (abstraction faite do la lacune indiquée) un tout suivi et complet.
M. Cousin^ de même que pour le n* précédent^ a émis deux avis divers sur la nature de cette eompositioo. Il Ta considérée, en 4825, comme un fragment du dernier travail de Maine de Biran (i), et Ta publiée, en 1841, comme étant 1 ^ nif^moire couronné par l'Académie de Berlin {û}. Cette tieiiuere opinion est détruite par la connaissance du véritable mémoire couronné à Berlin. La première est plei* nement confirmée par un examen attentif des faits. J'ai re* trouvé 67 pages de la minute, iinspection seule de J'écritnre suffirait à étahUr que ces pages appartiennent à la fin de la vie de l'anieur ; mais ce qui dissiperait an besoin tons les doutei, c'est (ja une de ces pages est écnte au revers d'une lettre qm porte très-distinctement la dnte du !3 Mai 1824 (3). La date de l'écrit étant ainsi certaine, sua contenu prouve que ce n'était point une composition secondaire, mais bien une partie intégrante du grand ouvrage n» XXXVIII, destiné A remplacer I'^mo^ sur les fmufemenis de la Psyekologiê, Reste à expliquer le désordre manifeste qui règne dans l'exposition des idées. Voici l'opinion a laquelle on pent s'arrêter à cet égard :
M. de Biran est mort le SU juillet 1834. Le 17 mai (dernière date du Journal intime), la maladie qui devait l'emporter entravait déjA, ainsi qu'il l'atteste lui-même, ses
(1) Œuvres philosophiques de J/. de Biran, tome IV. Préface de rèditeur, page tii.
(t) OEurrra philoiQj^kiq9£i de M, éê Birm», tomeL iiTaot-piopo^
jMkgcs Ml et vin.
(S) Cette pa^e correspoad à la pspsiSS de llniuimé, qui te temuM à la pif» 117»
DES CBJVBES DE M. DE BHIAN. 589
facultés de travatt et de méditation; et c'est après le 13^ qu*il rédigeait lesdermères lignes de l'écrit qiti nous oeenpe. Cet écrit a éUï publié par M. Cousin d'après une copie. Cette
copie a donc été faite pendant la maladie de M. de liiran, qui n'aura pu la revoir, ou l'aura revue très incomplètement (Ij. On peut inéme admettre^ sans que la supposition soit forcée, que le malade aura remis son manuscrit au copiste, sans les indications nécessaires pour guider celuici, sans s'assurer peut-être exactement de l'ordre et de la nature des feuiUes quil lui livrait. Ces feuilles se seront trouvées en désordre et le copiste^ laissé à lui-même, les aura numérotées et transcrites sans discerneinent.
Eu étendant cette hypotiièse à l'écrit indique »ous le numéro précédent, on expliquerait également par Terreur du copiste, la juxtaposition d'une introduction relatiTe à M. Bérard, À une composition d'une autre nature* Je n'a- ▼ance cette dernière assertion qu'à titre de conjecture ; mais, quant à VAperception immédiate, je ne conserve aucun doute, lorsque j'affirme que cet écrit n'est autre chose qu'une série de fragments eu désordre, des Nouveaua: Essais d'ArU/tropoloffie.
Ces fragments devront donc, avec une partie de l'écrit précédent, être remis à lenr place légitime, lors de la pn- Mication définitive et complète des CBuvres de M. de Biran.
(!) On peut tenir pour certain que les obscurités du texte imprimé de Vécni »ur l'Apereeption immédiate tleaneot souTent à des erreurs de copm. En void nn eseaiple que iee reoilles de le mionte que j'ai retron- Tées, permettent de donner. On lit, page 133 de l'imprimé, la phrase suivante qui n'ofîre aucun sens : « L'idéalisme et le scepticisme oot touR ■ dcu)^ raison contre une philosophie qui prétend tout réduire aux senc estions et aux Intuitions, quoiqu*eUe adiDette d'ailleim une réaH«<( « objective dont il est impossible de dire ce qu'elle est, d'où cMo vi i . « en quoi elle con&istu, «r ce que cenx-ei étendent aux idées générale , m «ox eatégoriee «rtifleieltea» la réalité obSeetive qui appartient au no- « tions. n
Ayant 1^ mots : en ce que ceus-cù la minute porte : les notninnux oui rmton. contre U* rtaliite** • • • • . ce qui donne on sens à la piiraae.
590 CATALOGUE AAlSONNi
XXXVIll. — NOLVEALX ESSAIS I>' ANTHROPOLOGIE. 182S
ET i82à.
Pukttiê dâMi U§ prhmtê «oteiiwt. Voir CntmÊ'frofOê ét téiiitmr*
Le lecteur a nudntaïuait sous les yeux, à l'eieeplioB de ■ifliples notes informes, d'èbanc^es d'écrits trop fra^eo-
taiies ou do trop peu d'imp«>rtaiJCO pour vaiou d'utre nieiitioiinês ici, le catalogue complet des œuvres de M. de Biran. Il reste à faire conoaltre le plau d'tuie édition complète des œoms philosophiques de cet écrivain, teiifi que Je la eomprendsy el qoe je Fai préparée avec l'aîde de raoa ooUaboralear.
Cette édition ne devrait pas comprendre toutes los pit'ces portées au catalogue qui pn cède. Agir de la sorte, serait nuire à une pohhoatiou dont ou augmenterait démesnré» ment le ^ome, et nnire à la mémoire de M. de fiiian psr la fatigne que feraient éprouyer au leetenr des redîtes incessantes, on des paires de pen de valeur. On comprend que, dans lu po.situni ou se truuvait M. (Jloufin en l!SU . {vudant la di«p<nition momentanée de-'ï tçrandfs coiiipusitiuii> tif M. de liiran, on ait été conduit à imprimer quelques Irag* ments, qu'il n'y a mainteoant plus de motifs de reprodoire.
Le I du cstalogoe a été ntiUsé pour la pnUieation dn Pênsées de M. de Biran. n n^ ^ d'antre usage à en iaire.
Le no XXÎll, le n" XXIV pourraient, en raison de leur contenu, prendre place dans une édition nouvelle de ce même recueil do Pemiee.
Les np* Vf VI^ VU, étaient annulés danslintentîon de l'antenr, que tout invite A respecter, par les éorils sulieéqueuU qui en reproduisent le couienu (1).
(1) On pourrait touiefois fo mir ttre à un nouvi'l examen et à l'aTis de in^<a GompétcatA la %ae&tio& que foici » ha néoioirB ds Beilis (a* Vl^
VBS CEDYRES DE M. DE filRAN.
Le u* II, le n» \\\ , pour une partie, les no« XVÏÏ, XVTl!, XXIT etXXXUi sont des notes, ébauches on fraguicuts reproduits ailleurs, sous une forme meilleure, ou da irojp peu d'importance pour mériter la poiiticilé.
Le XXVni a été joint par M. de Biran, lai-mème^ au
XXXI, à titre de note.
Les no* XXXV, XXXVI et XXXVII doivent se nnmir eu un même corps d'ouvrage avec la gprande compositioQ n*
Restent donc pour une édition, les pièces suivantes :
A. Influence de l'habitude sur la faculté de penser.
N* ni.
B. Mémoire sur les rapports de ridéolui^ic et des Mathématiques. X° IV.