‹ uvres inédites de Piron (prose et vers)Chapitre 65 sur 78 · DE LA RIE SAINT-HONORR · texte numérisé non relu

DE LA RIE SAINT-HONORR

En remerciement d'une clé de leur jardin qui me menait de chez moi aux Tuileries.

Enfants du Père Séraphique, Honneur du siège apostolique, Religieux bénins et bénis entre tous, Grâce à votre clé mise entre mes clés chéries,

Tout à mon aise de chez vous Je pourrai désormais entrer aux Tuileries.

(1) Le père Bonrsault, théatin, ayant lu le Glorieux, se plaignait un jour assez plaisamment et en bon connaisseur de ne PàVorr vu que dans la préface. (Note de Piron.)

382 POÉSIES INÉDITES DE l'IRON

En traversant à pas comptés Votre céleste clôture,

Y respirant la dévotion pure

Et l'odeur de vos saintetés, Heureux si je pouvais, y changeant de nature,

Renoncer aux mondanités !

Oh! pères, que j'aime et j'honore, Combien je vous devrais alors de grands mercis ! J'ai la clé de chez vous, et vous m'auriez encore

Donné celle du paradis.

AUX MÊMES

Au sortir d'un grand incendie, où ils secoururent de leur mieux, et ne firent pas plus de miracles que d'autres, quoiqu'ils se fissent tout l'honneur du succès.

Secourables reclus, ne vous démentez pas ;

Au son du tocsin, venez vile !

L'eau passant par vos mains devient une eau bénite,

Miraculeuse en pareil cas.

Le fait est récent et notoire :

Je Vai vu des yeux de la foi.

Elle éteignait le feu chez moi (1) Comme elle éteint chez vous le feu du purgatoire.

(I) M. Àubry, conseiller à la Grand1 Chambre. [Note de Piron.)

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