A M. DE LA FAYE
Pour lui demander son conte de l'Enfant de Neige , que je lui vantais avec raison.
Sire chevalier
» Je vous requiers un don. Jà n'est besoin de vous ramentevoir la loi des chevaliers. Bien cuidé-je que la sçavez tropmieulx que moi. Partant, je vous supply, pour Dieu, ne m'éconduire, si vous ne voulez de moi faire la plus dolente damoiselle qui fut oncques. Tout preux chevalier requis, fût-ce par Urgande, voire par Gabrine, n'amoindrit son loz pour pitié qu'il eut de si chétive créature. Partant, si vous faites tant pour moi que de me ottroier cette mienne requête, honneur et gloire en redonderont sur vous. Si ma demande vous grève,
(I) C'est Piron qui parle et qui appelle mademoiselle de Rar ma femme, attendu qu'il l'épousa plus tard, ainsi qu'on le verra dans la Notice suivante,