A M. LE PREMIER PRÉSIDENT MOLE
JS^oBLs fils deshérost douce et frêle espérance^ Si le sort loin de nous eût placé ta naissance» Dans ces temps fabuleux , ]a honte des humains^ Des prêtres entourés de victimes sanglantes»
Dans leurs veines fumantes Auraient interrogé les décrets des destins.
De tes jours fortunés annonçant les miraclèsy La Sibylle du Tibre eût rendu ses oracles; La Perse eût assemblé tous ses mages fameux; L'Élide eût fait parler de ses forêts antiques
Les chênes prophétiques , Et pour toi Babylone eût consulté les ciéux.
Moi , j'aurais de ton nom consulté le présage : Du bonheur des Français ce nom seul est le gage:
FUaiTIVE;S. Ï77
L^bwitier des Mole doit ai^ monde un héros; Défà je ¥Qis. Ti^émis qui f pleurant d^allégresse »
Dans s€^s }^v^Si \c caresse »
Te fi0.iirH teudremçal , el te parle en ces mots :
« Rejeton précieux d*une tige adorée ,
» Le ciel enfin t*accorde à Thémis éplorée ;
» Ma bouche te promet le destin le plus beau ;
» Souviens-loi seulement qu^au jour de ta naissance
» J*ai reçu ton enfance , » Que mon temple sacré t'a servi de berceau.
» Déjà le crime tremble, et le faible pupille » Cqntre l'usurpateur te demande un asile.
i> Entends ces cris de joie élancés vers ]es cieux ; » Et de Tastre du jour si ta faible paupière
» Peut souffrir la lumière , » Contemple ces palais où régnaient tes aïeux.
» C'est là qu^ils protégeaient la timide innocence ; » Là l'auteur de tes jours enchaine la licence :
la
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» Tu baiseras ces mains qui domtent Toppr^^sent ;
>> Dans ses embrassements tu puiseras la flanime
» Qui brûle dans mon âme 9 ff Et son cœur tout entier passera dans tcm ceenr»
y^ Et toi f pour cet enfant » épurant ta lumière » >» Soleë! va préparer son illustre carrière : » OuTre pour lui du temps le palais immortel ; » Choisis tes jours d*azur dans ces riches demeures ;
» Que la troupe des heures » Se rassemble en riant sur ton char étemel !
» Que rinnocent plaisir sur leur front se déploie; |
» Que leui's yeux, embelHs des rayons de la joîe^ |
» Ecartent pour^amais le chagrin ténébreux !
fy Viens, descends, ô bonheur ! sur leurs brîllabtes ailes^
» Et que leurs mains fidèles f> Forment des plus beaux ans renchainement heureux!