DU PASSAGE DU SVGOTHARD
rf<*<
til »li
Beaux h'eux ou la moisson dore trois fois les plaines;
JN ous quittâmes l'Italie au mois d'août 1798 , et passâmes en Suisse par le mont St.-Cothard. Les pïaines de la Louibardie promettaient déjà une troi^èhie moisson.
*^ Je te laisse , ma senir; vents , soyez-lui fidèles.
Nous laissâmes lady Spencer et lady Bessborough aux bains de Lucques; et nous nous décidâmes k aller passer riûver à Naples.
') Salttty mâle Helyëtie ! et vous, pompeuses âmes.:..
Le contraste enti*e la Suisse et le Miknois nous parut très* frappant; celui-ci était infesté d'une bande de voleurs, qui nous causa quelques alaimes, et nous obligea a nous tenir sur nos gardes. Mais nous eûmes à peine atteint les montagnes de la Suisse , que nous poursuivîmes notre voyage sans la moindre inquiétude.et dans la plus parfaite sécurité. La mort est la punition du vol ; mais on Ty inflige bien rare* ment: Lausanne , dans l'espace de quinze ans, n'a vu qu'une exécution.
^ Le voilà ce Tésin y dont les eaux bondissantes^..
Nous nous embarquâmes le 9 août sur le lac Ma)eur| à SestOy petite villesituée^l'endroitoùle TésîasortdalaCeCe
NOTES. a^Ô
qui exdu le plu& noire ^mç^fiéu^ d«ps If eoii|^4'«l«e H^ vigatioD de deiix jours ^ fut yé|fu:i|H|i|t Golo3a^ i^ $ri ÇbmUm Borromée (avec son piédestal de cent pieds d'élévation ), les superbes iieg BwMnéw, «i h» ti^Éig» in^ ]m èmi^ÉoiAés de villes et die bois. , et f ouroa^n^ d«n^ le kwtnia jîtt' la ^spectiye deçt Alpe^,
Nous déb^gi^âmei > le i o au soir ^ à Mag^din» ,^ Tua àe» troi^ baiUisiges eisalpins âépendiapCs d^ la Suiss^î ttqoww l'air ét^it trop çialaaiu dans cet epdrpit pour (pie nqu^ nous exposassions a y passer Ifi nuit^ pou& envojf)iine& chercbcïr des chevaux pow nous tra^porter li T^linzom^ jolie tiUe entourée de hautes monle^e)^ çQU^^la j^rîsdictiop 4^ Simt^y Underwald et Uri , qui font partie des treize cantons. Après avoir fait détu^ni^ i^^ f ottuff^ Wsk ]^mm^m^ pfifrtimes de la pour la montagne le i :i au soir ^ et nous la francbjUnes par une route qui suivait à peti près le çoprs du l'ésin. Cette rfvière prend sa source prés âa sommet du mpiit St.-^GrOr tbard^ et se réunit au Pô près c(e Pavie.
^ Le jjômpÈttt àfaiïîf-Ûoâiârd àp^tsk à inleÉ yttit
Le mont Sc^Golhf» d lout oh» sommet ié phittëur» nÉénhtagnes trèsrâeiéejs. Quriepea fcrj^egeurê ontestÎBié sabanfeeur
perpendiculaire £117 ,600 pieds au-dessu^ du niveau de la mer ; mais le géméiëiPfyft&t, qtà a ftSt èéffei célèbre descrfption de la partie de la Suisse qui environne Luçerne, ne lui deime que 9,075 pieds au-dessus del^ Atédîterranée. Il fom^ le centre d'une chaîne de montagnes que les andens appelaient Adule j et (pu ^parait les Âlpes. Rhétiennes des Alpes Pé*
Soo NOTES.
niennes. Sa pente graduelle nous le fit paraître moins êleri que le mont du grand St,-Bemard.
^ Un ruban de granit , de sa longue ceinture..-
M. Ramond , éditeur de M. Cox , Tappelle un ruban de granit jeté sur la montagne. Cet ouvrage étonnant est un chemin dVpeu-près quinze pieds de large , pavé de granit , et continué jusque dans la partie la plus difficile de la montagne; quelquefois il est suspendu sur le bord d'un précipice ; tantôt il est percé dans le cœur de rochers qui n'offraient aucun autre passage y ou bien il forme des ponts hardis et légers de rocher en rocher.
7) Quelques sauvages fleurs s'y hasardent h peine.
Peu de temps après avoir passé l'Airolo et le dernier bois de sapins, toute espèce de végétation cesse , excepté quelques brins dlierbe ça et la y et des bruyères qui croissent dans les fentes des rochers; mais il parait qu'il s'y trouve quelques fleurs sauvages, entr'autres une d'une odeur très-agréable ^ que je cueillis, et qu'on appelle, je crois, Achillea mille Jblium ; les guides la nomment Mutterino. On y rencontre aussi ime fleur dont je ne pus apprendre le nom.
*) Et des reclus pieux,, aux voyageurs si chers*...
Il y a an sommet de la montagne un petit couvent qui sert de résidence a deux moines qui sont obligés de recevoir et d'héberger les pauvres voyageurs qui passent par cette route. Le père Lorenzo habitait ce couvent depuis vingt
NOTES. 3ot
a&s ; il nous paiîit homme de bon sens et rempli de bienveil* lance. Us ont une laiterie considérable , et font du fromagt excellent Cinq petits lacs qui sont sur la cime de la montagneles entretiennent de poisson ; ils sont de l'ordre des Capucins, et dépendants d'un couvent de Milan.
s») Où des croix ont marqué les malheurs qu'il redoute.
Toutes les fois que quelque malheureux a perdu la vie par les chutes de neige , on élève une croix dans l'endroit oà l'accident est arrivé.
'^^ S'avance doucement ^ et de ces noirs frimas...
Tous les marchands qui vont de Suisse en Italie passent par-dessus cette montagne ; souvent ils voyagent en caravanes de quarante mules chargées. Les accidents occasionnés parjesavalanges, qui entraînent des rochers avec elles, sont tellement redoutés , que les voyageurs sont obh'gés d'observer le silence le plus rigoureux , afin d'éviter que la vibration de l'air ne fasse tomber sur' eux ces amas de neige qui les enseveliraient. Le chemin qui conduit par-dessus le mont St.-6othard ne doit sa sûreté qu'aux soins qu'on prend d^ l'entretenir pour ce commerce annuel.
") Colore les métaux, et ferme le cristal....
Il n'y a pas de montggne plus riche en productions mi-' nérales,-au moins çcumt a la beauté. C'est le père Fini, premier minéralogiste du cabinet de Milan , qui a fait connaître les trésors qu'elle renferme, L'adukna est une belle espèce