‹ ŒuvresChapitre 36 sur 41 · A M. BURNEY · texte numérisé non relu

A M. BURNEY

sions techniques, qui vous ennuieroient peutêtre par leur inutilité , et infailliblement par leur longueur. Cependant, comme il pourroit retrouver par hasard dans mes vieilles rêveries musicales quelques bonnes idées , je m etois proposé d en jeter quelques unes dans les remarques que M. Gluck m avoit prié de faire Sur son opéra italien d'Alceste; et j avois commencé cette besogne quand il me retira son opéra y sans me demander mes remarques qui n etoie^t que commencées, et dont Tindéchiffrable brouillon nétoit pas en état de lui être remis. J ai imaginé de transcrire ici ce fragment dans cette occasion et de vous l'envoyer, afin que , si vous avez la fantaisie d'y jeter les yeux, mes informes idées sur la musique lyrique puissent vous en suggérer de meilleures, dont le public profitera dans votre histoire de la musique moderne.

Je ne puis ni compléter cet extrait, ni donner à ses membres épars la liaison nécessaire , parceque je n'ai plus l'opéra sur lequel il a été fait. Ainsi je me borne à transcrire ici ce qui est fait, domme l'opéra d'Alceste a été imprimé à Vienne , je suppose qu'il peut aisément passer sous vos yeux; et au pis aller il peut se trouver par-ci parlà dans ce fragment quelque idée générale qu'on peut entendre sans exemple et sans application. Ce qui me donne quelque confiance dans les jugements que je portois ci-devant dans cet extrait, c'estqu'ils ont été presque tous confirmés depuis lors par le public dans l'Alceste françois

Page 1