ACTE IV, SCENE IV. i
Faites périr le frère , abandonnez la sœur :
Rome sur les autels prodiguant les victimes , Fussent-ils innocens , leur trouvera des crimes ; Vous verres mettre au rang des jours infortunés Ceux où jadis la sœur et le frère sont nés.
if ÉBOir.
Narcisse , encore un coup , je ne puis l'entreprendre. J'ai promis à Burrhus , il a fallu me rendre. Je ne veux point encore , en lui manquant de foi , Donner à sa vertu des armes contre moi.
J'oppose à ses raisons un courage inutile ; Je ne l'écoute point avec un cceur tranquille.
NARCISSE
Bnrrlius ne pense pas , seigneur, tout ce qu'il dit : Son adroite vertu ménage son crédit.
Ou plutôt ils n'ont tous qu'une même pensée : Ils verraient par ce coup leur puissance abaissée : Vous séries libre alors, seigneur^ et, devant vous, Ces maîtres orgueilleux fléchiraient comme nous. Quoi donc ! ignores-vous tout ce qu'ils osent dire ? ¥ ISéron, s'ils en sont crus,n'est point né pour l'empire. » Il ne dit , il ne fait que ce qu'on lui prescrit : n Burrhus conduit son eœur , Sénèque son esprit. » Pour toute ambitic» , pour vertu singulière , » Il excelle à conduire un char dans la carrière ; » A disputer des prix indignes de ses mains ; M A se donner lui-m6me en spectacle aux Romains ;
166 BRITANJVICUS.
' » A venir prodiguer sa voix sur un théâtre ; H A réciter des chants qu'il Teut qu'on idolâtre ; il Tandis que des soldats , de momens en momena , » Vont arracher pour lui les applaudissemens. » Ah ! ne Toulei-vous pas les forcer à ae taire ?
iréROir.
Tiens , Narcisse : alloni voir ce que noua devons faire.
PIH DU QUATtllillE ACTXi