AGRIPPINE, JUNIE
A G RIPPINE.
Madame , ou je me trompe , ou durant vos adieux Quelques pleurs répandus ont obscurci vos yeux. Puis- je savoir quel trouble a formé ce nuage ? Doutes-vous d'une paix dont je fais mon ouvrage ?^
JUN lE.
▲près tous les ennuis que ce jour m'a coûtés y Ai-je pu rassurer mes esprits agites f Hélas ! a peine encor je conçois ce miracle»
Quand même a vos^bontés je craindrais queltjne obstadie^ Le changement ) madame, est commun a la cour y. Et toujours quelque crainte acjcompagne l'amonr»
AGRIPPIITE.
H suffit , j'ai parlé , tout a changé de face r Mes soins a vos soupçons ne laissent point de placew Je réponds d'une paix jurée entre mes mains ; Néron m'en a donné des gages trop certains..
Ah ! si vous aviez vu par combien de caresses Il m'a renouvelé la foi de ses promesses !
Par quels émbrassemens il vient de m'arrêter ! Ses bras dans nos adieux ne pouvaient me quitter.