‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 108 sur 169 · ACTE V, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE V

M«4iin?e ; il faut ^piitter la cour et l'empereur.

AGRIPPINB.

Quoi 1 da sang de son frère il n'a point eu d'horreur !

BVRRBCS.

Ce dessein s'est conduit avec plus de nystèrç. A peine l'empereur a vp venir spn frère , II se lève , il l'embrasse , on se tait ; et soudain Ccsar prend le premier une coupe a la main :

« Pour achever ce jour sous de meilleurs auspices ,

• Ma main de cette coupe épanche les prémices, » Dit-il y Dieux , que j'appelle a cette effusion,

• Yenex favoriser notre réunion. »* Par les mêmes sermens Britannicus se lie.

La coupe dans ses mains par Narcisse est remplie : Biais ses lèvres k peine en ont topiché les bords , Le fer ne produit point de si puissans efforts, Madame , la lumière a ses yeux est ravie , n tombe sur son ht sans chaleur et sans vie.

Juges combien ce coup frappe tous les esprits : La moitié s'épouvante et sort avec des cris ; Mais ceux qui de la cour ont un plus long usage Sur les yeux de César coipposentleur visage.

Cependant sur son lit il demeure penché , D'aucun étonnement il ne parait touché :

« Ce mal dont vous craignes, dit-il, la violence s A souvent sans péril attaqué son enfance, s Narcisse Tent en-vaiii affecter quelque ennui ,

Et sa perfide joie éclate malgré lui.

Pour moi , dût Tempereur punir ma hardiesse^,, D'uoe odieuse cour j'ai traversé la presse ; Et j'allais, accablé de cet assassinat ^ Pleurer Britannicns, César, et toul Tétat..

AGRIPPIlfE..

Le voîci. Vous Tenres si c'est moi cpirinspiraw

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