AGRIPPINE, BURRHUS
▲ GRIPPINE.
Ail ciel ! de mes soupçons quelle était l'injustice ! Je condamnais Bnrrhus pour écouter Narcisse 1 Burrhus , avei-vons vu quels regards furieux Néron en me quittant m'a laissés pour adieux? C'en est fait , le ciiiel n'a plus rien qui l'arrête ; Le coup qu'on m'a prédit va tomber sur ma tête, n TOUS accablera Tous-méme a Totre tour.
B TT R R R r s.
Ah madame ! pour moi j'ai vécu trop d'un jour. Plût au ciel que sa main, heureusement cruelle) Eût fait sur moi l'essai de sa fureur nouvelle! Qu'il ne m'eût pas donné, par ce triste attentat, Un gage trop certain des malheurs de l'état ! Son crime seul n'est pas ce qui me désespère ; Sa jalousie a pu l'armer contre son frère :
Mais, s'il vous faut, madame , expliquer ma donleui^ Néron l'a vu mourir sans changer de couleur.
Ses yeux indifférens ont déjà la constance D'un tyran dans le crime endurci dès l'enfance. Qu'il achève , madame, et qu'il fasse périr Un ministre importun qui ne le peut souffrir.
*8o BRITANIVICU&.
Hélas ! loin de vouloir éviter sa colère , La plus soudaine mort me sera la plus diëre.