‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 68 sur 169 · NÉRON, JUNIE · texte numérisé non relu

NÉRON, JUNIE

vénoir.

Vous vous trouhks-, madame, et changes de visage : Lôses-vous dans mes yeux quel<]ue triste présage ?

JUVIE.

Seigneur, je ne vous puis déguiser mon erreur ; J'allais voir Octavie, et non pas l'empereur.

ti6 BRITANNICUS.

IfÉBOIf.

Je le sais bien , madame, et n'ai pu sans en^e Apprendre vos bontés ponr rbenreuse Octavie.

Tous, seigneur?

NÉROK.

Pensez -vous , madame , qu'en ces lieux Seule pour tous connaître Octavie ait des yeux }

j uir lE.

Et quel autre, seigneur, Toides-Tous que j'implore ? A qui demanderai-je un crime que j'ignore i Vous qui le punissez, vous ne l'ignores pas : De grâce, apprenez-moi, seigneur, ases attenUts.

Tï ÉROir..

Quoi , madame ! est-ce donc une Icgëre offense De m'avoir si long-^ms caché votre présence ? Ces trésors dont le ciel voulut vous embellir, Les avez-vous reçus pour les ensevelir?

L'heureux Eritannicus verra-t-il sans alarmes Croître , loin de nos yeux , son amour et vos charmes ! Pourquoi, de cette gloire exclus jusqu'à ce jour, M'avez -vous, sans pitié, relégué dans ma cour? On dit plus; vous souffres sans en être offensée Qu'il vous ose , madame , «xpliqaer sa pensée : Car je ne croirai point que sans me consulter La sévère Jimie ait voulu le flatter ,

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