‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 69 sur 169 · ACTE II, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE III

Ni qu'elle ait consenti d'aimer et d'être aimée , Sans que j'en sois instruit que par la renommée.

luir lE.

Je ne vous nierai point, seigneur, que ses soupirs M'ont daigné quelquefois expliquer ses désirs. Il n'a point détourné ses regards d'une fille Seul reste du débris d'une illustre famille : Peut-être il se souvient qu'en un tçms plus heureux Sou père me nomma pour l'oBiet de ses vceux.

Il m'aime ; il ol)éit à l'empereur son père , Et i'ose dire encore, à vous , k yotre mère : Vos désirs sont toujours «i conformes aux siens....

NEROir.

Ma mère a ses desseins , madame ; et j'ai les miens. Ne parlons plus ici de Claude et d'Agrippine ; Ce n'est point par leur choix que je me détermine. C'est à moi seul , madame , a répondre de vous ; Et je veux de ma main vous choisir un époux.

JU N lE.

Ah seigneur l songes-vous que toute antre alliance Fera houtè aux Césars, auteurs de ma naissance ?

NÉ RON

Non , madame ; l'époux dont je vous entretiens Peut sans honte assembler vos aïeux et les siens ; Vous ponves , sans rougir , consentir a sa flamtne.

JU NIE

Et qoel est donc , seigneur , cet époux ?

ji8 BRITANNICUS.

N EROK.

Moi , madame.

Vous l

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