‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 7 sur 169 · LÉ A V DUE · texte numérisé non relu

LÉ A V DUE

J'en aurais bon besoin. J*ai ma folie , bclas ! ansâ-bien que mon père.

l'i r ti mé.

Oh ! vous Youlec juger ?

LEAlTDRE, montrant le logis à'Iiabelle.

Laissons la le mystère.

Tu connais ce logis.

Je Yous entends enfin :

Diantre ! l'amour vous tient an cœur de bon matin. Tous me voule* parler sans-doute d'Isabelle.

Je Tons l'ai dit cent fois , elle est sage , elle est belle ; Mais vous deves songer que monsieur Chicaneau De son bien en procès consume le plus beau.

i6 LES PLAIDEURS.

Qui ae plaide-t-il point? Je crois qu'à l'audience Il fera, s'il ne meurt, venir toute la France. Tout auprès de son juge il s'est venu loger : L'un veut plaider toujours , l'autre toujours jnger. Et c'est un grand hasard s'il conclut votre affaire Sans plaider le curé , le gendre , et le notaire.

LÉ ANDRE

Je le sais comme toi. Mais , malgré tout cela , Je meurs pour Isabelle.

l'intimé.

Hé bien, épouses-4a.

Tons n'avei qu'a parler , c'est une affaire prête.

LÉ ANDRE

Hé ! cela ne va pas si vite que ta tête.

Son père est un sauvage a qui je ferais peur.

A moins que d'être huissier, sergent ou procureur.

On ne voit point sa fille ; et la pauvre Isabelle^

Invisible et dolente , est en prison ches elle.

Elle voit dissiper sa jeunesse en regrets , '

Mon amour en fumée , et son bien en procès.

II la ruinera si l'on le laisse faire.

Ne connaitrais-tu pas quelque honnête faussaire

Qui servttses amis, en le payant, s'entend.

Quelque sergent lélé ?

l'intimé.

Bon ! l'on en trouve tant !

Page 1