‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 77 sur 169 · NÉRON, BURRHUS · texte numérisé non relu

NÉRON, BURRHUS

BtJRKHVS.

X ALLAS obéira j seigneur.

HÉKOV.

Et de quel œil Ma mère a-t-elle vu confondre son orgueil ?

BURRHUS

Ne doutes point, seigneur, que ce coup ne la frappe ; Qu'en reproche Bientôt sa douleur ne s'échappe. Ses transports dès long-tems commencent d'éclater : A d'inutiles cris puissent-ils s'arrêter !

NÉROBT.

Quoi ! de quelque dessein la croyez-vous capohle ?

BU RRH us.

Agrippine, seiguenr, est toujours redoutable. Rome et tous vos soldats révèrent ses aïeux ; Oermanicus son père est présent a leurs yeux. £Ile sait son pouvoir ; vous savez son courage : Et ce qui me la fait redouter davantage,

i5o BRITANNICUS.

C'est <{ae vous appuyés vous-même son coorronz, Et que vous lui donnes des armes contre vous.

ir ÉRo If.

Moi,Burrhus?

BUB RHUS.

Cet amour , seigneur, qui vous possède...

^ I HÉROK.

Je TOUS entends, Burrhus. Le mal est sans remède t Mon cœur s'en est plus dit que vous ne m'en dires ; Il faut que j'aime enfin»

BURRHU 8.

Vous TOUS le figorei , Seigneur ; et, satisfait de quelque résistance, Vous redoutes un mal faible dans sa naissance. Mais si dans son devoir votre cœur affermi Voulait ne point s'entendre avec son ennemi ; Si de vos premiers ans vous consulties la gloire ; Si vous daignies , seigneur , rappeler la mémoire Des vertus d'Oçtavie indignes de ce prix , £t de son chaste amour vainqueur de vos mépris ; Sur-tout si , de Junie évitant la présence , Vous condamnies vos yeux a quelques jours d'absence; G roy es-moi , quelque amour qui semble vous cbarmer, On n'aime point, seigneur, si l'on ne veut aimer.

ITÉRO N.

Je vous croirai , Burrbus , lorsque dans les alarmes Il faudra soutenir la gloire de nos armes,

Page 1