BRITANNICUS, NARCISSE
BRITAiririCVS.
Ne m'as-tn point flatté d'une fausse espéranee ? Puis-)e stu* ton récit fonder quelque assurance y Narcisse ?
138 BRITANNICbS.
NARCISSE
Oui. Mais, seigneur, ce n'est pas en ces lieux Qu'il faut développer ce mystère a vos yeux.
Sortons. Qu'attendes-voos ?
BRITAH NICUS.
Ce que j'attends , Narciase ?
. Hélas!
irAR€XSS£.
ExpU^ea-vous.
SRITAiririGUS.
Si par ton artifice Je pouvais revoir...
NARCISSE
Qui?
B R I T A NN I C U s..
J'en rougis. Mats enfin D'un cœur moins agité j'attendrais mon destin.
Xr ABCISSE.
Après tons mes discours vous la croyes fidèle ?
BRITAIfNICUS.
Pfon, je la crois, Narcisse, ingrate, criâiinelle, Digne de mon courroux : mais je sens , malgré moi , Que je ne le crois pas autant que je le doi.
Dans ses égaremens mon cceur opiniâtre Lui prête des raisons , l'excuse, 4'idolâtre. Je voudrais vaincre enfin mon incrédulité :
Je la voudrais haïr avec tranquillité.