‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 87 sur 169 · ACTE III, SCENE VII. a · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VII. a

Je ne murmure point qu'une aoiîtié commune

Se range du parti que flatte la fortuoe ;

Que l'ëclat d'un empire ait pu vous éblouir ;

Qa'anx dépens de ma steur voua en vouliei jouir :

Mais que, de oes grandeurs comme une autre occupée ,

Vous m'en ayea paru si long-tems détrompée*;

Non, je l'avoue eocor , mon cœur désespéré

Contre ce seul malheur n'était point préparé.

J*ai vu sur ma mine élever l'injustice ;

De mes persécuteurs j'ai vu le ciel complice :

Tant d'horreurs n'avaient point épuisé son courroux ,.

Madame ; il me restait d'être oublié de vous»

ju iriE.

Dans un tems plus heureux , ma juste impatience Tons ferait repentir de votre défiance :

Mais IVéron vous menace ; en ce pressant danger , Seigneur , j'ai d'autres soins que de vous affliger. Ailes , rassuret-vons , et cesses de vous plaindre ; Néron nous écoutait, et m'ordonnait de feindre.

BRITAlfITICUS.

Quoi ! le cruel....

J U NIE

Témoin de tout notre entretien, D'un visage sévëre examinait le mien , Prêt k faire sur vous éclater la vengeance D'un geste confident de notre intelligence,.

i4a BRITANNICUS.

BRITAViriCtJS.

Ni^ron nous écoutait, madame ! Mais, hëlas ! Vos yeux auraient pu feindre et ne m'abuser-pas : Ils pouvaient me nommer l'auteur de cet outrage. L'amour est-il muet, on n'a-t-il qu'un langage ? De quel trouble un regard pouvait me préserver ! n fallait.... /

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