‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 88 sur 169 · JU VIE · texte numérisé non relu

JU VIE

n faBait me taire et vous sauver.

Combien de fois, hélas ! puisqu'il faut vous le dire y Mon cœur de son désordre allait-il vous instruire ! De combien de soupirs interrompant le cours Ai-je évité vos yeux que je cherchais toujours ! Quel tourment de se taire en voyant ce qu'on aime y De l'entendre gémir, de l'affliger soi-même , Lorsque par un regard on peut le consoler !

Mais quels pleurs ce regard aurait-il fait couler ! Ah ! dans ce souvenir , inquiète , troublée y Je ne me sentais pas asses dissimulée :

De mon front effrayé je craignais la p&lenr ; . Je trouvais mes regards trop pleins de ma douleur : Sans-cesse il me semblait que Néron en colère Me venait reprocher trop de soin de vous plaire < Je craignais mon amour vainement renfermé ; Enfin, j'aurais voulu n'avoir j'amais aimé.

Hélas ! pour son bonheur, seigneur , et pour le n^tre , Il n'est que trop instriât de mon cœur et du vôtre !

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