‹ ŒuvresChapitre 103 sur 160 · ACTE V, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE III

Tous SM efforts eD-vain l'ont^oulu conserver ; Elle en a fait un Ucbe , et ne Ta pu sauver.

Ce n'est point que Poms ait attac[ué son frère ; n s'est offert lui^méoie a sa juste colère.

An milieu du combat que venait-il chercher } An courroux du vainqueur venoit-il l'arracher ? 11 venait accabler dans son ntialheiu* extrême Un roi que respectait la victoire elle-même.

Mais pourquoi vous oter un prétexte si beau ? Que voule»-vons de plus ? Taxile est au tombeau : ImmoIes-4ui, seigneur, cette grande victime ; Yengex-vous. Mais songez que j'ai part a sou crime. Oui , oui , Poms , mon cœur n'aime point à-demi ; Alexandre le sait, Taxile en a gémi : Tous seul vous Tignories ; mais ma joie est extrême De pouvoir , en mourant, vous le dire h vous-même.

PO RU S

Alexandre , il est tenis que tu sois satisfait. Tout vaincu que j'étais , tu vois C4> «me j'ai fait : Crains Poms, crains encor celte niuin désarmée (^ui venge sa défaite au milieu d'une armée.

Mon nom peut soulever de nouveaux euneiuis.

Et réveiller cent rois dans leurs fers endormis : Étouffe dans mon sang ces semences de guerre ; Va vaincre en sûreté le reste de la terre.

Aus&i-bi«>n n'attends pas qu'un cœur comme le mica Reconnaisse un vainqueur, et to demande rien.

176 ALEXANDRE

Parle : et, sans espérer qve je blesse ma gloire ,. Voyons comme ta sais user de la victoire »^

ALEXANDRE

Votre fierté , Porus , ne se peut abaisser :

Jusqu'au dernier soupir vous m'oses menacer.. En effet , ma victoire en doit être alarmée , Votre nom peut encor plus que toute une armée :. Je m'en dois garantir. Parles donc, dites-moi, Comment prétendes-vous çie je vous traite ?

PORUS

En roi.

ALEXANDRE

Hé bien ! c'est donc en roi qu'il faut que je vous traite : Je ne laisserai point ma victoire imparfaite ; Vous Favec souhaité , vous ne vous plaindrez pas. Ré^ec toujours, Porus ; je vous rends vos états. Avec mon amitié r^ceves Axiane :

A des liens si doux tous deux je vous condamne. Vives , régnes tous deux y et seuls de tant de rois Jusques aux bords du Gange ailes, donner vos lois.

Ce traitement,, madame, a droit dé vous surprendre: Mais enfin c'est ainsi qpe se venge Alexandre. Je vous aime ; et mon c«eur , touché- de vos soupirs y Voudrait par mille morts venger vos déplaisirs. Mais vous-même pourries prendre pour une offense La mort d'un ennemi qui n'est plus en défense i

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