ACTE I, SCENE I. i
Ou plutôt je sentis que je l'aimais toujours.
Ainsi àe tous les Grecs je brigue le suffrage.
On m'envoie b Pyrrbus : j'entreprencls ce voyage.
Je Tiens voir si l'on peut arracher de ses bras
Cet enfant dont la vie alarme tant d'ëtats.
Heureux si je pouvais , dans l'ardeur qtà me presse ,
Au lieu d'Astyanax , lui ravir ma princesse 1
Car enfin n'attends pas (jae mes feux redoublés
Des périls les plus grands puissent être troublés.
Puiscpx'après tant d'efforts ma résistance est vaine,
Je me livre en aveugle au transport qui m'entraîne.
J'aime : je viens chercher Hennione en ces lieux,
La fléchir , l'enlever , ou mourir a ses yeux.
Toi qui connais Pyrrhus , que penses-tu qu'il fasse ?
Dans sa cour, dans son cœur , dis-moi ce qui se passe.
Mon Hermione enèor le tient-^lle asservi ?
Me rendra-t-il , Pylade , un bien qu'il m'a ravi ?