‹ ŒuvresChapitre 139 sur 160 · PYRRHUS, ANDROMAQUE, CÉPHISE · texte numérisé non relu

PYRRHUS, ANDROMAQUE, CÉPHISE

PTRBHtrS.

Madame, demeures.

On peut TOUS rendre encor ce fils que vous pleures. Oui , je sens a regret qu'en excitant vos larmes Je ne fais contre moi que vous donner des armes : Je croyais apporter plus de baîne en ces lieux . Mais, madame, du moins tournes vers moi les yeux ; Toyei si mes regards sont d'un juge sévère , S'Us sont d'un ennemi qui cherche à vous déplaire. Pourquoi me forces-^ous vous-même a vous trahir * An nom de votre fils, cessons de nous haïr.

A le sauver enfin c'est moi qui vous convie. Faut'il que mes soupirs vous demandent sa vie ? Faut-il qu'en sa faveur j'emhrasse vos genoux ? Pour la dernière fois, sauves-le , sauvez^vous. Je sais de quels sermens je romps pour vous les chaînes ; Combien je vais sur moi faire éclater de haines. Je renvoie Hermione , et je mets sur son front , Au lieu de ma couronne un étemel affront :

Je vous conduis au temple où son hymen s'apprête ; Je vous ceins du bandeau préparé pour sa tête. Mais ce n'est plus, madame, un offre k dédaigner ; Je vou$ le dis : il faut on périr, on régner.

ACTE III, SCENE VII. a55 Mon cœur désespéré d'un an d'ingratitude , Ne peut plus de son sort souffrir l'incertitude : C'est craindre, menacer, et gémir trop long-tems. Je meurs si je vous perds ; mais je meurs si j'attends. Songes-y ; je vous laisse : et je viendrai vous prendre Pour vous mener au temple où ce fils doit m'attendre i •- Et là vous me verrex , soumis ou furieux , y «us couronner, madame, ou le perdre à vos yeux.

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