‹ ŒuvresChapitre 150 sur 160 · ACTE IT, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE IT, SCENE V

Cotironner tour-4i-toiir l'esclave et la princesse ! Immoler Troie aux GreéS, au fils d'Hector la Gr^ce ! Tout cela part d'un ctbar toujours maître de soi^ D'un héros qui n'est point ésdaTe de sa foi.

Pour plaire k votre épouse , il vous faudrait peut-être Prodiguer les doux noms de parjure et de traître. Tous venies de mon front observer la p&leur , Pour aller dans ses bras rire de ma douleur : Pleurante après SQ|i char vous voulet qu'on me voie. Mais, seigneur , en un jour oe serait trop de joie ; Et sans chercher ailleurs des titres empruntés , Ne vous suffit-il pas de ceux que vous portes ? Du vieux père d'Hector la valeur abattue Aux pieds de sa f amiUe expirante à sa vue , Tandis que dans son sein votre bras enfoncé Cherche un reste de sang que l'âge avait glacé ; Dans des ruisseaux de sang Troie ardente plongée j ' De votre propre main Polyxène égorgée Aux yeux de tous les Grecs intfignés contre vous : Que peut-on refuser à ces généreux coups }

PYRRHUS

Madame , je sais trop a quel excès de rage

La vengeance d'Hélène emporta mon courage ;

Je puis me plaindre à vous du sang que j'ai versé ;

Mais enfin je consens d'oublier le passé.

Je rends grâces au ciel que votre indifférence

De mes heureux soupirs m'apprenne l'innocence :

^s ANDROMAQUE,

Mon <:asar , je le Tois bien , trop prompt k se g^er^ Devait mieux tous com^tm et mievx s'examiner^ Mes remor<ls vous taisaient une in)iire mortelle ^ n faut je croire aimé pour se croire infidèle. Tons ne prétendiei point m'^rréter dans vos fers ^ J'ai craint de vous trahir , peut-âtre je vous sers. Hùs cœnrs n'étaient point faits dépendansl'un de l'autre : Je suivais mon devoir, et vous cédiet au votre. BÂen ne vous engageait^ m'aimer en effet, -

BERMIOHE.

Je ne t'ai point aimé , cruel ! qu'ai-)e donc fait ? J'ai dédaigné pour toi les vosux de tous nos princes : Je t'ai cherché moi-même au fond de tes provinces ; J'y suis encor, malgré tes infidéUtés, £t malgré tous mes Grecs, h(mteux de mes bontés : Je leur ai commandé de cacher mon injure ; J'attendais en secret le retour d'un parjure 4 J'û cm ifixe tôt on tard , a ton devoir rendu , Tu me rapporterais un cœur qui m'était dû.

Je t'aimais inconstant ; qu'aurais-je fait fidèle ? Et même , en ce moment, où ta bouche cruelle Tient si tranquillement m'annoncer le trépas , Ingrat, «le doute encor si je ne t'aime pas.

Mais, seigneur , s'il le faut, si le ciel en colère Réserve à d'autres yeux la gloire de vous plaire , Achevés votre nymen, j'y consens j mais, du moins, IVe forces pas mes jeux d'en être les témoins*

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