JOCASTE, POLYNICE, ANTIGONE, HÈMON
FOLTNICE.
Madame , au nom des dieux , cesseï de m'arréter :
Je vois bien que la paix ne peut s'exécuter.
J'espérais que du ciel la justice infinie
Voudrait se déclarer contre la t3rrannie ,
Et que , lassé de voir répandre tant de sang^
Il rendrait a chacun son légitime rang :
Mais puisqu'ouvertement U tient pour l'injustice ,
Et que des criminels il se rend le complice ,
Dois-je encore espérer qu'un peuple révolté ,
Quand le ciel est injuste , écoute l'équité ?
Dois-je prendre pour juge une troupe insolente.
D'un fier usurpateur ministre violente ,
Qui sert mon ennemi par im lâche intérêt ,
Et qu'il anime encor , tout éloigné qu'il est ?
La raison n'agit point sur une populace.
De ce peuple déjk j'ai ressenti l'audace :
Et , loin de me reprendre après m'avoir chassé r
Il croit voir un tyran dans un prince ofTensé.
Gomme sur lui l'honneur n'eut jamais de puissance ,