ACTE III, SCENE YI
Les deux frères par moi drrinxent ennemis; Et je devins , Attale , ennemi de mon fils..
Enfin , ce mdme jour )e fais rompre la trêve , J'excite le soldat , tout le camp se soulève , On se hat ; et voiTa qu'un fils désespéré MenHTy et rompt un con^[>at que ).'ai tant préparé» Mais il me reste un fils, et je sens cpe je l'aime. Tout rebelle qn^ est , et tout mon rival même i Sans le perdre , je veux perdre mes ennemis.. B m.'en eoâterait trop, s'il m'en coûtait deux fils. Des denx princes, d'ailleurs, la haine est trop puissante: Ne crob pas qn'k la paix jamais elle consente. Moi-même je saurai si bien l'envenimer ^ Qu'Us périront tons> denx plutôt que de s'aimer. Les antres ennemis n'ont que de courtes haines ; Mais quand de la natmre on a brisé les chaînes , Cher Attale , il n'est rien qui puisse réunir Cens qne des ncnids si forts n'ont pas su retenir : L'on hait avec excès lorsque Ton hait un frère. Mais leur élo^piement ralantit leur colère :
Qnelqœ haine qu'on ait contre un fier ennemi. Quand il est loin de nous, on la perd a-demi. Ne t'étonne donc plus s» je veux qu'ils se voient : Je veux qu'en se voyant leurs fureurs se déploient ; Que rappellant leur haine, an lieu de la chasser,. Us s'étouffent y Attde, ea voulant t'embraiser»