‹ ŒuvresChapitre 37 sur 160 · ACTE IV, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE III

Vous revojes nn frère, après àenx ans d'absence. Dans ce mène palais où tous prîtes naissance : Et moi, par mi bonhenr où \e n'osais penser, L'mi et l'antre à-la-lbis je rcfus puis embrasser. Commoices donc, mes fils, cette union si chère. Et que chacun de vous reconnaisse son frère : Tons deux dans votre firère envisages vos traits ; Hais, pour en mieux juger, voyes-les de pbspfès. Sur-tout cpe le sang parle et lasse son office. Approches , Étéode ; avances , Polynice. . . . Hé quoi ! loin d'approcher , vous recules tous deux ! D'oo vient ce sombre accueU et ces regards flichenx ? N'est-ce point que chacun, d'une âme irrésolue. Pour saluer son frère attend qu'il le salue ; Et qu'affectant l'honneur de céder le dernier. L'un ni l'autre ne vent s'embrasser le premier i Étrange ambition qui n'aspire qu'au crime.

Où le [dus furieux passe pour magnanime !

Le vainqueur doit rougir en ce combat honl^us ; Et les premiers vaincus sont les plus généreux. Voyons donc qui des deux aura plus de courage, Qui voudra le premier triompher de sa rage. . . . Quoi ! vous n'en faites rien ! C'est à vous d'avancer ^ Et, venant de si bin, vous deves commencer ; Coaunences , Polynice , embrasses votre frère ; Et montres....

7» L«S FRÈHEIS ENNEMIS,

lê T É O G L E.

Hé madame 1 a. quoi bon ce myâlère ?

Tous ces onbrassemens ne sont guère à propos : ^u'il parle, qu'il s'*expliqae , et nous laisse en repos.

POLTiriGE.

^oil faut-il davantage expliquer mes pensées-? On les peut découvrir par les choses passées^: La'gtierpe , les combats , tant de sang répandu , Tout cela dit assez que le trône m'est dû.

ÉTÊ-OGLE-

El ces mêmes combats, et ctitte même gneire:: Ce sang qui tant de fois a fait rougir la terre. Tout cela dit asses que le trône est a moi ; Et, tant que je respire , il ne peut être à toL

■P«LTiriCE« Tu sais qu'injustement tu remplis cette place,

iè T Ë u C L E.

L'injustice «le plaît pourvQ que je Ven chasse.

T O L T ir I G E.

Si ta n'en viçux^orfir , tu pourras en tomber.

éTÉOCLE.

Si je tombe, arvec moi tu pourras succomber.

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