‹ ŒuvresChapitre 40 sur 160 · ACTE IT, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE IT, SCENE III

XO CASTE.

Du lanj^ de votre fr)H% ?

POLYirrcE.

Oui , madame , du sieu i

B faut Gifîr ainsi cette guerre inhumaine.

Oui , cruel , et c'est la le dessein qui m'amène ;

Moinn^mc a ce combat j'ai voulu l'appeler :

A tout autse qu'a toi je craignais d'en parler;

Tout antre aurait voulu condamner ma pensée y.

Et persoime en ces lieui ne te l'eût annoncée..

Je te Taimonce donc. C'est à toi de pi;ouver

Si ce que tu ravis tu le sais conserver.

Montre'toi digne enfin d'une si beOe proie..

J'accepte ton dessein, et l'accepte avec joie^

Créon sait la-dessus quel était mon désir :

J'eusse accepté le trône avec moios de plaisir. Je te crois maintenant digue du diadème ;- Je te le vab porter au bout de ce fer méme^

XOC AST E.

Hâtes-voos donc ^ cruels , de me percer le sein ^ Et conamences par moi votre horrible dessein : If e considères point que je suis vo^ mère , Considérez en moi celte de votre frère y Si de votre ennemi vous recherches le sang , Recherches-en la source en ce malheureiix flanc Je sois de tous les deux la commune ennemie y Puisque votre ennemi reçut de moi la vie ;

Cet ennemi , sans moi , ne verrait pas le jour. S'il meurt , ne faut-il pas cjue je meure à mon tour ? N'en doutez point, sa mort me doit être commune ; Il faut en donner deux , ou n'en donner pas une ; Et , sans être ni doux ni cruel a-<lemi , •Il faut me perdre , ou bien sauver votre ennemi. Si la vertu vous plaît , si l'honneur vous anime , Barbares y rougissez de commettre un tel crime : Ou si le crime , enfin y vous plaît tant a chacun , Barbares, rougissez de n'en commettre qu'un.

Attssi-bien , ce nW point que l'amour vous retienne y Si vous sauvez ma vie en poursuivant la sienne ; Vous vous garderiez bien, cruels, de m'épargner. Si je vous empêchais un moment de régner.

Polynice , est-ce ainsi que l'on traite une mère ?

P9LTNICE.

J'épargne mon pays.

JO CASTE

Et vous tuez un ùhre !

POLTiriCE.

Je punis un méchant.

JOGASTE.

Et sa mort aujourd'hui Tons rendra {Jus coupable et plus méchant que lui.

POLTHICE.

Faut-il que de ma main je couronne ce traître ,

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