ACTE I, SCENE III. sS
<)B'dle.«oit seulement juge de nos combats.
J'ai des forces asses pour tenir la campagne ^
Et à qnelcpie bonheur nos armes accompagne ,
LIoBolen^Polynic^et ces fiers alliés
! skieront Thèbes libre , on mourront a mes pieds.
Tons poanriex d'nn tel sang, oh ciel! souiller vos armes ? La conroqpe pour tous a-t-elle tant de charmes ? Si par on parricide il la dallait gagner , .
Ak mMi fils ! àce prix vondries^ous régner ?
Mais il ne tient qu'a vous , si l'honneur vous anime , De nous donner la paix sans le secours d'un «rime, Et , de votre courroux triomphant aujourd'hui , €oDtenter votre frère ^ et régner avec lui.
ÉTÉOGLE.
Appdes-^ons r^ner partager ma couronne , Et céder lâchement ce que mon droit me donne i
JOCASTE. M
Tons le saves, mon fils, la justice et le sang Loi donne, comme a vous, sa part à ce haut rang i C£pe, en achevant sa triste destinée, CVdonna que chacun régnerait son jmnée :; Et, n'ayant qu'un état a mettre sous vos lois , Toohit que tour-a-tour vous fusûes tous deux rois. A ces conditions vous daignâtes souscrire.
Le sort vous appela le premier k l'empire.
Tous montâtes au trône ; il n'en lut point i^^oux : I. S
Et TOUS ne Tovdex pas qaH ymonte après tous !
éréoGLE.
Non , madame ; )t l'empire il ne doit plus prétendre : Thëbes a cet arrêt n'a point Toula se rendre ; Et , lorsqne snr le trône il s'est voola placer , C'est elle , et non pas moi , qui l'en a su chasser. Thèfces doii-elle moins redonter sa puissance , Après sTOir sis mois senti sa violence? % Toudcgit-eUe obéir a ce prince inhumain , Qui vient d*annçr contre elle et le fer et la faim ! Prendrait-elle ponr roi l'esclave de IM^cène , Qui pour tous les Thébains n'a plus que de la haine ^ Qui s'e^ au roi d'Argos indignement soumis , Et que l'hymen attache à nos fiers ennemis ?
• Lorsque le roi d' Argos l'a choisi ponr son gendre ^ U espérait par lui de voir Thèhes en cendre.
• L'amour eut peu de part à cet hymen honteux ; Et la seule fureur en alluma les feux.
Thèhes m'a couronné^ponr éviter ses chatnes ; Elle s'attend par moi de voir finir ses peines : Il la faut accuser si je manque de foi ; Et je suis son captif, je ne suis pas son roi.
JO CASTE
Dites , dites plutôt , cœur ingrat et farouche , Qu'auprès du diadème il n'est rien qui vous touche. Mais^je me trompe eqcor ; ce rang ne vous plaît pas Et le crime tout seul a pourrons des appas.
ACTEI, 6CEKE Uh
Bé bien ! potiqm'k ce potnt vows en <lef «VHle , le fOM oflre à coBUwUre an ^ooble paninde :
Tcrses le mi^ d'sn frère ; et, et c'eatpcm ^eiea. Je veœ imrile encore k répemlre le «Mes.
Te» B'a««E ipfaM eleis a'cBiMMe k fl D'ebetede î| caiwoBler , m ^ t Et , m'ayant fine «a Irène an CIdieiiz cooeaevcBt y De laae 1m ciMHHli ipow MKs le plat ijnod.
Hébien,— thae,m>Ma,afimty<iintMfeirg;
I fiHt sortir dtt trâne , et «OMraoMr awa frère ;
II liMt , pov eeconaer votre afoile pn^ 9 De eoD rei ^pw fiétHs , devenir eon eB)et :
Et, ponr fone âever en ««nMe4e le joie , D fint k ee fioMBr fne je ae liwe «D fioie 1 n Ini por mon trépae. . « «
70CA«irB.
iJi ciel ! qnèle rignett l ^ Qw ▼ons i^MlMs «el dano le Ibod de 9on cfiBV i Je ne daHMnde foe ^pe -vona fBiiâes fempire : tiptn tocfoora , a^n^, c*-eat ee ye {e d^aire. lÛa ai iant «le naftenn ««OBC fOBckaoft de pàii^ y 8i poar OBoi votre coar garde «pi4^ «nitlé y Et ai Tooa prcnes sein de votre ijkioe flilaie y A aiO fieT an frère m cet It eana àr aupi à wL t Ce n'est ^'nn vain <édUt ^'il reeenn 4e voas ; Tobt cè|pe «o Jet» pbtt pmsiutt et pbs doas i
ft8 LEST FRERES ENNEMIS.
Les peuples , admirant cette vertu sublime , Toudront toujours pour prince un roi si magnanime ; Et cet illustre effort , loin d'affaiblir vos droits , Vous rendra le plus juste et le plus grand des rois. Ou , s'il faut que mes vœux vous trouvent inflexible y.. Si la paix k ce prix vous parait impossible , Et si le diadème a pour tous tant d'attraits , Au moins c<msolex-moi de quelque heure de paix r Accordes cette grâce aux larmes d'une mère.
Et cependant , mon fils , j'irai voir votre frèr« r La pitié dans son âme aura pentrétre lieu ; Ou du moins pour jamais j'irai lui dire adieu. Dès ce même moment permettes que je sorte i J'irai jusqu'à sa tente , et j'irai sans escorte ^ Par mes justes soupirs j'espère l'émouvoir.
ÉTÉOGLE.
Madame , sans sortir vous le pouves revoir ; ^|Et si cette entrevue à pour vous tant de charmes ^ n ne tiendra qu'à lui de suspendre nos armes;. Vous pouves dès cette heure accomplir vos aouhaitt ^ Et le faire venir jusques dans ce palais.
J'irai plus loin encore ; el, pour faire connaître Qu'il a tort en effet de me nommer un traitre , Et que je ne suis pas un tyran odieux , Que l'on fasse parler et le peupleet les dieux. Si le peuple y consent , je lui cède ma place ; Mais qu'il se vende enfin y si le peuple le «basse»