ACTE I, SCENE II. uh
PO RUS
La Bonté suit âe près les courages timides.
TA XI LE
Le peuple atmcles rois (]ui savent l'épargner^
PO RU S
Il estime encor plus ceux €pî savent régjier».
TAXI LE
Ces conseils ne plairont «pili des &mes hantaines.
PO RU S
Bs plairont k dfes rois ^el peM-étre a des reines.
TAXI LE
La reine y k vous ouïr , n'a des jtvx qtte pour xotlè.
p-o- Il us- Un esclave est pour elle un objet de cOurronz.
Mais croyet-vouA, felgneur ^que l'amour vous, ordonne D'exposer avec vous son peuple et s» personne } Non , non : sans vous flatter , avoues ^'en ce jour Tons siùvet votre haine , et non pas votre amour.
^ PORUS-
Hé bien t je Tavoûrai ^e ma juste eolère Aime la guerre autant <|ae la paix vous est cbère : J'avoûrai que , brûlant d'une noble chaleur , Je vais contre Alexandre éprouver ma valeur.
Du brait de ses exploiCft mon âme importunée Attend depuis leng-teras cette heureuse journée.
ii6 ALEXANDRE.
Avant qu'il me cherchât , on orgueil incpiiet. M'avait déjà rendu son ennemi secret.
Dans le noble transport de cette jalousie , Je le trouvais trop lent a traverser l'Asie ; Je l'attirais ici par des vœux si pnissans , Que je poitais envie au bonheur des Persans : Et maintenant encor , s'il trompait mon courage , Pour sortir de ces lieux s'il cherchait un passage , Vous me verrie» moi-même , armé pour l'arrêter , Lui refuser la paix qu'il nous veut, présenter.
T AXILE.
Oui , sans-doute , une ardeur si haute et si constante Vous promet dans l'histoire une place éclatante ; Et , sous ce grand dessein dussies-vous succomber , Au inoins c'est avec bruit qu'on vous verra tomber. La reine vient. Adieu. Vantes- lui votre zèle ; Découvrez cet orgueil qui vous rend digne d'elle. Pour moi , je troublei^is un si noble entretien ; Et vos cœurs rougiraient des faiblesses du mien.