‹ ŒuvresChapitre 93 sur 160 · AXIANE, TAXILE · texte numérisé non relu

AXIANE, TAXILE

▲ XIANE.

Approche , puissant roi , Grand monarque de l'Inde : on parle ici de toi. Ou veut en ta faveur combattre ma colère ; On dit que tes désirs n'aspirent qu'a me plaire , Qne mes rigueurs ne font qu'affermir ton amour. On fait plus , et l'on veut que je t'aime a mon tour.

i6o ALEXANDRE.

Mais sais-tn Ventreprise où s'engage ta flamme ? Sais-tu par quek secrets on peut toucher mon âme ? Es-tuprét....

TAXI LE

Ah madame ! éprouves seulement Ce que peut sur mon cœur un espoir si charmant. Que faut-il faire ?

ÀXIANE.

n £ant , s'il est vrai que Ton m'aime , Aimer la gloire autant que je l'aime moi-même , Ne m'expliquer ses vceux que par mille beaux faits , Et haïr Alexandre autant que je le hais ; n faut marcher sans crainte au milieu des alarmes ; n faut combattre , vaincre , ou périr sons les armes. Jette , jette les yeux siu- Porus et sur toi ; Et juge qui des deux était digne de moi.

Oui , Taxile , mon coeur , douteux en apparence , D'un esclave et d'un roi faisait la difl^rence. Je l'aimai ; je l'adore : et puisqu'un sort jaloux Lui défend de jouir d'un spectacle si doux , C'est toi que je choisis pour témoin de sa gloire : Mes pleurs feront toujours revivre sa mémoire ^ Toujours tu me verras , au fort de mon ennui , Mettre tout m(m plaisir a te parler de lui.

TAXILE

Ainsi je brûle en-vain pour une âme glacée , L'image de Porus n'en peut être effacée :

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