‹ Œuvres La jeunesse de FlorianChapitre 56 sur 63 · DE MONSIEUR GESSNER · texte numérisé non relu

DE MONSIEUR GESSNER

Zurich, le 3o novembre 1787.

V o US ne pouvez vous imaginer 1 embarras où je suis, monsieur; je sens mon tort d'avoir différé si long-temps à vous répondre et à vous remercier pour tout 4e plaisir que le nouveau volume de votre théâtte m'a procuré. Ce n'est pas que je ne sente tout le prix de votre amitié , et que je ne sois sensible aux preuves si flatteuses que vous m'en donnez : tous ceux qui viennent de Paris , et que j'a\ le plaisir de voir, peuvent m'en être témoins; mon premier soin est de leur parler de vous avec la chaleur que m'inspire Tamitié que je vous ai jurée. Je lis, je relis vos ouvrages; j'en admire le ton de naïveté , la pureté des scntimeiis , l'intérêt que vous donnez à toutes les situations par une vérité et une simplicité si admirables. Je suis touché de la lùanière flatteuse avec laquelle vous parlez au public des sentimens d'amitié dont vous daignez m'honorer, et je suiMirgncilleux d'avoir pu vous donner, par une de mes idylles, la première idée d'un petit

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