‹ Œuvres La jeunesse de FlorianChapitre 59 sur 63 · DE MONSIEUR DE FLORIAN · texte numérisé non relu

DE MONSIEUR DE FLORIAN

A LA PRicÉD£5TB;

Châteauneuf-sar-Loire, ai novembre J'jSq?

JjÀ lettre aimable, monsieur, que yous m'avez fait l'honneur de m écrire , m'a été renvoyée ici , et je me hâte de vous remercier de tout ce qu'elle contient d'obligeant et de beaucoup trop flatteur pour moi. Il me serait doux de penser que mes faibles^ ouvrages ont pu vous être de quelque secours dans un moment où vous aviez besoin qu'on rendît à votre âme ses forces; mais ce n'est point moi , monsieur, qui vous ai sauvé du désespoir; ce sont les vertus que votre cœur chérit, c'est la tendresse que vous devez aux- auteurs de vos jours , à vos amis , à tout ce qui vous aime ; c'est enfin l'espoir d'être u^le à vos semblables, le plus 'doux et le premier de nos devoirs. Je n'ai pu , tout au plus , que vous rappeler ces idées chères à votre âme. Elles ont suffi pour vous donner la force de supporter vos maux , et votre reconnaissance vous a fait regarder comme un më-

t54 BÉPOKSE DE M. DE FLORIAN.

decin habile celui qui n'a fait que cueillir l'herbe salutaire née dans votre propre jardin. C'est moi , monsienr, qui vous dois de tcritables rcmercimens pour des éloges que je suis loin de mériter. Personne ne connaît mieux que moi les défauts des livres que vous me vantez ; mais personne ne met plus de prix aux suffrages des cœurs sensibles ; et , à ce titre , je vous prie de recevoir les expressions de la reconnaissance avec laquelle j'ai l'honneur d'être ,

Monsieur,

VoUre très humble et très obéissant serviteur i

FlOBIA!!.

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PIÈCES FUGITIVES. iSS

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